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Nétanyahou lance des actions punitives après la mort de quatre Israéliens

Le Premier ministre israélien a annoncé mardi que des démolitions punitives allaient être conduites à un rythme accéléré.

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France Télévisions
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Des Palestiniens dans l'appartement détruit de Mohammed Jaabis à Jérusalem-Est, le 6 octobre 2015. (AMMAR AWAD / REUTERS)

La situation continue de s'envenimer en Israël. L'armée a démoli deux maisons de Palestiniens auteurs d'attentats contre des Israéliens, mardi 6 octobre, à Jérusalem. Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, avait annoncé quelques heures plus tôt que les domiciles des Palestiniens ayant attaqué ses concitoyens allaient être détruits à un rythme accéléré. Depuis plusieurs jours, les heurts se multiplient dans la Vieille ville de Jérusalem et en Cisjordanie occupée.

Des policiers et artificiers israéliens "sont arrivés vers minuit et ont évacué tout le monde" avant de "faire sauter vers 5h20" un appartement à Jérusalem-Est, selon un témoin. Le logement appartenait à Ghassan Abou Jamal. En novembre 2014, il avait tué quatre fidèles juifs et un policier à l'arme à feu et au hachoir, dans une synagogue de Jérusalem, avant d'être tué par la police. 

Nétanyahou ne pose "aucune limite" à l'action de l'armée

L'armée israélienne a aussi détruit mardi le domicile de Mohammed Jaabis, en face de la Vieille ville. Ce Palestinien, accusé d'avoir attaqué un bus avec un engin de chantier et tué un Israélien à la limite entre Jérusalem-Est et Ouest, le 4 août 2014, avait lui aussi été abattu par la police.

Benyamin Nétanyahou a déclaré mardi qu'il ne poserait "aucune limite" à l'action des forces de sécurité pour endiguer la vague de violence qui embrase la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Quatre Israéliens et deux Palestiniens ont été tués dans ces heurts depuis jeudi 1er octobre, et plus de 150 personnes ont été blessées durant le week-end, selon le Croissant-Rouge palestinien.

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