Human Rights Watch qualifie d'"apartheid" la politique d'Israël à l'égard des Palestiniens

L'ONG estime que l'Etat hébreu exerce une "oppression systématique" et des "actes inhumains" contre les Arabes vivant sur son sol et les Palestiniens dans les Territoires occupés.

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Un personne porte le drapeau de la Palestine près de Naplouse en Cisjordanie, le 29 mars 2021. (JAAFAR ASHTIYEH / AFP)

"Une domination délibérée de la population juive israélienne sur les Palestiniens." L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mardi 27 avril la politique d'Israël à l'égard des Arabes sur son sol et des Palestiniens dans les Territoires occupés en la qualifiant d'"apartheid".

L'accusation a été farouchement contestée par l'Etat hébreu. Avant même la publication du rapport de l'ONG, le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi en le qualifiant auprès de l'AFP de "tract de propagande" sans lien "avec les faits ou la vérité sur le terrain" et rédigé par une organisation mue "de longue date par un agenda anti-israélien". De son côté, l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a qualifié ce rapport de "témoignage fort et crédible des souffrances des Palestiniens".

Demande d'une enquête internationale

Ces derniers mois, des ONG israéliennes comme B'Tselem avaient commencé à utiliser le terme "apartheid" pour désigner les politiques d'Israël à l'égard des arabes israéliens – descendants des Palestiniens étant restés sur leurs terres après la création de l'Etat hébreu – et des Palestiniens de Cisjordanie, Gaza et de Jérusalem-Est. Mais c'est la première fois qu'une grande ONG internationale de défense des droits de l'Homme qualifie cette politique "d'apartheid".

Human Rights Watch dénonce également l'"oppression systématique" envers les Palestiniens et des "actes inhumains", qui permettent de définir un "crime d'apartheid". L'ONG dit se fonder sur la définition légale de l'apartheid et non sur une comparaison avec l'ancienne politique raciale de l'Afrique du Sud.

L'ONG, dont le siège est basé à New York, exhorte aussi l'ONU à mettre sur pied une "commission d'enquête internationale" sur la situation en Israël et dans les Territoires, et les Etats étrangers à ne "pas être complices" de la politique israélienne envers les Palestiniens, sans toutefois les appeler à boycotter l'Etat hébreu, a précisé l'auteur du rapport Omar Shakir.

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