Guerre Israël-Hamas : ce qu'il faut retenir de la journée du samedi 17 février

Les pourparlers entre Israël et le Hamas pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza n'ont "pas été très prometteuses ces derniers jours", de l'aveu même du Premier ministre qatarien.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un marché de la ville de Rafah (bande de Gaza), le 17 février 2024. (YOMIURI SHIMBUN / AFP)

Une trêve est-elle encore possible ? L'espoir de conclure à un nouveau cessez-le-feu entre Israël et le Hamas s'est à nouveau éloigné, samedi 17 février, de l'aveu même du Premier ministre qatarien, dont le pays est très actif depuis des mois, sur le sujet. Voici ce qu'il faut retenir de cette nouvelle journée de guerre.

Des négociations "pas très prometteuses"

Mohammed ben Abderrahmane al-Thani veut rester "optimiste", mais... Les négociations entre Israël et le Hamas en vue d'un cessez-le-feu à Gaza n'ont "pas été très prometteuses ces derniers jours" a déclaré le Premier ministre qatarien au cours de la Conférence sur la sécurité organisée à Munich (Allemagne). "Nous continuerons à pousser. Nous ferons de notre mieux pour nous rapprocher" d'un accord, a-t-il ajouté.

Un rapprochement avec l'Arabie saoudite serait une victoire sur le Hamas, selon Israël

Le président israélien a jugé qu'il était important de poursuivre la coopération entre Israël et l'Arabie Saoudite. Une normalisation de leurs relations, qui marquerait "une victoire sur les agissements" du mouvement islamiste palestinien Hamas, selon Isaac Herzog. "Je crois sincèrement qu'aller de l'avant (...) et faire tous les efforts possibles est une opportunité historique très importante", a déclaré le chef de l'Etat israélien à la Conférence de Munich sur la sécurité, appelant toutes les parties "à saisir ce moment".

Rafah reste dans le viseur de Benyamin Nétanyahou

Le Premier ministre israélien a estimé que renoncer à une opération à Rafah, au sud de la bande de Gaza, reviendrait à "perdre la guerre". Lors d'une conférence de presse à Jérusalem, il a aussi affirmé que son armée mènerait une offensive dans cette ville où s'entassent 1,4 million de Palestiniens. Et ce, même en cas d'accord avec le Hamas pour la libération des otages détenus par le mouvement islamiste.

De son côté, l'organisation palestinienne a menacé de quitter les pourparlers si une aide supplémentaire n'était pas rapidement acheminée dans la bande de Gaza. "Les négociations ne peuvent pas avoir lieu tant que la faim ronge le peuple palestinien", a justifié un dirigeant du mouvement dans un communiqué.

L'armée israélienne affirme avoir arrêté 100 personnes dans l'hôpital de Khan Younès

Cent personnes, soupçonnées d'"activités terroristes" par l'Etat hébreu, ont été arrêtées dans l'hôpital Nasser de Khan Younès, dans la bande de Gaza, a annoncé l'armée israélienne. Cette dernière a pris d'assaut l'établissement, où les craintes s'intensifient pour les dizaines de patients et d'employés piégés.

Tsahal avance également y avoir découvert des obus de mortier, des grenades et d'autres armes appartenant au Hamas. Celui-ci affirme que six patients sont morts à cause de coupures d'électricité qui ont provoqué l'arrêt de la distribution d'oxygène.

Israël veut "détruire l'UNRWA", selon le dirigeant de l'agence

Le chef de l'UNRWA estime qu'Israël mène une campagne concertée visant à détruire l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens. "C'est un but politique à long terme, car ils pensent que si l'agence est supprimée, la question du statut des réfugiés palestiniens sera résolue une bonne fois pour toutes, et avec elle, le droit au retour. Il y a derrière cette histoire une visée politique beaucoup plus large", a-t-il déclaré au groupe de journaux suisses Tamedia, ajoutant que la demande d'Israël réclamant sa démission entrait dans ce cadre.

L'UNRWA est la principale organisation d'aide humanitaire dans la bande de Gaza. Mais plusieurs pays, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Japon, ont suspendu leur financement de l'agence après des accusations israéliennes selon lesquelles l'UNRWA compte 12 personnes, parmi ses 13 000 employés dans la bande de Gaza, impliqués dans l'attaque du Hamas du 7 octobre.

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