Guerre entre Israël et le Hamas : ce qu'il faut retenir de la journée du mardi 4 juin

Emmanuel Macron a appelé le Hamas, "dont la responsabilité est écrasante", à accepter l'accord de cessez-le-feu mis sur la table par Joe Biden.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des Palestiniens déplacés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 4 juin 2024. (EYAD BABA / AFP)

Des bombardements et des tirs d'artillerie israéliens ont visé la bande de Gaza du nord au sud, mardi 4 juin, près de huit mois après le début du conflit entre Israël et le Hamas, en représailles aux attentats du 7 octobre. Des frappes aériennes ont notamment visé l'est et le centre de Rafah, selon des témoins et un responsable local. Des bombardements meurtriers ont frappé la ville de Gaza, dans le nord, et le camp palestinien de Bureij, dans le centre du territoire. En parallèle, des puissances occidentales et arabes ont exhorté l'Etat hébreu et le mouvement islamiste palestinien à accepter le dernier plan de cessez-le-feu. Voici ce qu'il faut retenir de la journée. 

Paris appelle le Hamas à accepter l'accord de cessez-le-feu

Mardi, Emmanuel Macron a appelé le Hamas, "dont la responsabilité est écrasante", à accepter l'accord de cessez-le-feu mis sur la table par son homologue américain, Joe Biden, selon l'Elysée. "Les otages, dont nos deux compatriotes, doivent enfin être rendus à leurs familles. Le calvaire des Palestiniens à Gaza doit prendre fin", a-t-il déclaré lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

"L'Autorité palestinienne, réformée et renforcée" doit "assurer la gouvernance de Gaza", et le territoire "faire partie intégrante d'un futur Etat palestinien", a ajouté le chef d'Etat français. 

Une série d'appels pour soutenir ce plan 

Le Qatar, l'un des pays médiateurs, a dit mardi attendre "une position claire" d'Israël, qui a semblé prendre ses distances avec ce plan de cessez-le-feu. Doha a aussi souligné que le Hamas n'y avait pas répondu.  

Dénonçant une situation à Gaza "plus que catastrophique", le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a dit mardi soutenir ce plan, comme les pays du G7 la veille. "J'exhorte toutes les parties à aboutir immédiatement à un accord pour parvenir à un cessez-le-feu et libérer les otages (...) tout retard coûte chaque jour des vies", a appuyé mardi l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland.

Des Gazaouis réduits à "boire des eaux usées"

Des habitants de Gaza en sont réduits à "boire des eaux usées" et à manger des aliments pour animaux, a dénoncé mardi Hanan Balkhy, responsable régionale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Celle-ci a plaidé pour une augmentation immédiate de l'aide humanitaire.

Mardi, l'ONG Oxfam a également dénoncé les conditions sanitaires "épouvantables" dans la zone d'al-Mawasi, où sont réfugiés des centaines de milliers de Palestiniens. Ils ne disposent en moyenne que d'un WC pour 4 000 personnes.

Alors que "1,7 million d'habitants sont désormais concentrés sur moins d'un cinquième de la bande de Gaza", les bombardements israéliens et les blocages "délibérés" "rendent pratiquement impossible" l'accès aux civils, "pris au piège et affamés", dénonce Oxfam.

Le Parlement de Slovénie reconnaît l'Etat de Palestine 

En Slovénie, le Parlement a voté un décret reconnaissant l'Etat de Palestine, mardi. La coalition au pouvoir a décidé de passer en force et de rejeter une motion de l'opposition. Le décret a été approuvé par 52 voix sur les 90 sièges, l'opposition ayant boycotté la séance. Ce décret intervient une semaine après une décision similaire de l'Espagne, l'Irlande et la Norvège

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