Guerre entre Israël et le Hamas : ce qu'il faut retenir de la journée du lundi 3 juin

L'armée israélienne a annoncé lundi la mort de quatre otages retenus dans la bande de Gaza depuis l'attaque du 7 octobre.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un bâtiment détruit suite à des bombardements israéliens sur le camp d'Al Bureij à Deir al-Balah, dans la bande de Gaza, le 3 juin 2024. (ALI JADALLAH / ANADOLU / AFP)

Près de huit mois après le début de la guerre, les bombardements israéliens ont continué, lundi 3 juin, sur plusieurs secteurs de la bande de Gaza, dont Rafah. L'armée israélienne a annoncé la mort de quatre otages retenus par le Hamas palestinien dans l'enclave palestinienne depuis l'attaque du 7 octobre. Dans ce contexte, les doutes croissent sur les chances d'aboutir d'un plan de cessez-le-feu annoncé par le président américain Joe Biden. Voici ce qu'il faut retenir de la journée. 

L'armée israélienne annonce la mort de quatre otages

Dans un communiqué, l'armée a annoncé avoir "informé les familles de Chaïm Peri, Yoram Metzger, Amiram Cooper et Nadav Popplewell" de la mort de ces quatre otages enlevés durant l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël et emmenés dans la bande de Gaza voisine. Leurs corps sont toujours aux mains du Hamas, a-t-elle ajouté. 

"Nous estimons que les quatre (otages) ont été tués alors qu'ils étaient ensemble dans une zone de Khan Younès (sud de Gaza), lors de notre opération là-bas contre le Hamas", a précisé le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de l'armée. Amiram Cooper, 84 ans, Yoram Metzger, 80 ans et Chaïm Peri, 80 ans, étaient originaires du kibboutz de Nir Oz, où ils avaient été enlevés. Nadav Popplewell, citoyen israélo-britannique, avait été enlevé dans le kibboutz de Nirim.

Sur les 251 personnes emmenées comme otages durant l'attaque, 120 sont toujours détenues à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

Au moins 40 personnes tuées dans la bande de Gaza

Dans le territoire palestinien assiégé, au moins 40 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures dans les bombardements israéliens qui ont continué lundi sur plusieurs secteurs, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste Hamas. Des frappes aériennes et des tirs d'artillerie ont visé principalement l'ouest de la ville de Rafah alors que l'offensive terrestre a poussé, selon l'ONU, environ un million de Palestiniens à fuir la ville.

Des frappes et des tirs d'artillerie ont fait en outre six morts à Bureij (centre), dix à Khan Younès et quatre Gaza (nord), ont rapporté des sources médicales à l'AFP. Le conflit a fait jusqu'à présent 36 479 morts dans le territoire palestinien, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

Environ 55% des bâtiments de la bande de Gaza, pour la plupart des logements, ont été touchés depuis le début de la guerre, selon l'ONU. Elle estime, grâce à des images satellite, que cela concerne 137 297 structures.

Benyamin Nétanyahou juge la proposition de cessez-le-feu de Joe Biden "incomplète"

Le plan annoncé samedi par le président américain prévoit dans une première phase un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages - femmes et malades - et de prisonniers palestiniens. Une feuille de route proposée, selon Joe Biden, par Israël.

"Les allégations selon lesquelles nous avons accepté un cessez-le-feu sans que nos conditions soient respectées sont incorrectes", a réagi dans un communiqué Benyamin Netanyahou, jugeant cette proposition "incomplète". Ces conditions, Israël n'a de cesse de les répéter : la "destruction" du Hamas et la libération "de tous les otages".

Les pays du G7 demandent au Hamas d'accepter le plan américain

Le Hamas, qui n'a pas encore donné sa réponse définitive, a dit considérer "positivement" le plan tout en réitérant ses exigences d'un cessez-le-feu permanent et d'un retrait total israélien de Gaza avant tout accord. Ce que refuse Israël. "Le Hamas est désormais le seul obstacle à un cessez-le-feu complet", a déclaré Joe Biden, en "confirmant la volonté d'Israël d'avancer sur la base" du plan qu'il a annoncé.

Les pays du G7 (Etats-Unis, Canada, Japon, France, Allemagne, Italie et Espagne) ont de leur côté annoncé lundi soutenir ce plan de cessez-le-feu et demandé au Hamas de l'accepter. "Nous appelons le Hamas à accepter cet accord, qu'Israël est prêt à mettre en œuvre, et demandons instamment aux pays ayant une influence sur le Hamas de contribuer à faire qu'il soit appliqué", indique un communiqué publié par l'Italie, qui assure la présidence tournante du G7. 

De nouvelles frappes israéliennes en Syrie font 16 morts

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des frappes nocturnes israéliennes ont visé une usine dans laquelle sont basés des groupes pro-iraniens, "provoquant de fortes explosions""Seize personnes, des Syriens et des étrangers, ont été tuées", a ajouté l'ONG basée au Royaume-Uni, mais qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre, sans préciser s'ils étaient tous des combattants.

Le ministère syrien de la Défense avait annoncé dans un communiqué qu'"après minuit (...), l'ennemi israélien avait lancé une attaque aérienne (...) ciblant certaines positions à proximité d'Alep". Il avait ajouté que "l'agression a fait plusieurs martyrs et des dégâts matériels", sans autres précisions. Selon l'agence de presse iranienne Tasnim, l'un des conseillers du Corps des Gardiens de la Révolution en Syrie, est mort dans cette frappe. 

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