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Hosni Moubarak et deux ex-ministres ont été condamnés samedi au Caire à une amende de 90 millions de dollars

L'ex-président égyptien et les deux anciens ministres ont été reconnus coupables d'avoir "porter préjudice à l'économie en ayant décidé de couper internet et le téléphone lors de la révolution du 25 janvier", a précisé une source judiciaire.Le soulèvement populaire a entraîné la chute de M.Moubarak le 11 février dernier.
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Hosni Moubarak lors de son discours à la nation, le 10 février 2011. (France Télévisions)

L'ex-président égyptien et les deux anciens ministres ont été reconnus coupables d'avoir "porter préjudice à l'économie en ayant décidé de couper internet et le téléphone lors de la révolution du 25 janvier", a précisé une source judiciaire.

Le soulèvement populaire a entraîné la chute de M.Moubarak le 11 février dernier.

Le président déchu, son ancien Premier ministre Ahmad Nazif et l'ex-ministre de l'Intérieur Habib el-Adli ont été conjointement "condamnés à payer à l'Etat 540 millions de livres égyptiennes à partir de leurs fonds personnels", a indiqué cette même source. L'ex-chef d'Etat devra verser 200 millions de livres (33,5 millions de dollars), M.Nazif 40 millions de livres (6,7 millions) et M.Adli les 300 millions restants (50,3 millions de dollars). Les trois hommes peuvent interjeter appel.

Les quatre principaux fournisseurs d'accès à internet ont eu leurs services suspendus quasi-simultanément le 28 janvier, quelques jours après que les manifestations hostiles au régime de M.Moubarak eurent commencé. Nombre de leaders de la contestation se servaient du web pour coordonner les rassemblements, lançant notamment des appels sur Facebook.

Les trois opérateurs égyptiens de téléphones portables avaient reçu instruction de suspendre leurs réseaux et de suivre à la lettre les ordres du pouvoir, avait alors rapporté le géant britannique de la téléphonie Vodafone.

Les cinq jours qui ont suivi ont donné lieu au plus grand black-out jamais orchestré officiellement, selon des experts.

L'ancien président est accusé de corruption et d'être responsable de la mort des manifestants. Ses deux fils, Alaa et Gamal, sont incarcérés dans une prison du Caire, tout comme plusieurs autres caciques du régime déchu.

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