Face à des sécheresses récurrentes, la Jordanie va construire une usine de dessalement d'eau d'ici 2026

Entre octobre et fin avril, les précipitations se sont élevées à 4,5 milliards de m3, soit 60% seulement du volume qui arrose d'habitude le pays durant ces sept mois.

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Le niveau de la Mer morte a fortement baissé en raison notamment de la sécheresse, le 20 avril 2021, en Jordanie. (KHALIL MAZRAAWI / AFP)

La Jordanie va construire une usine de dessalement d'eau dans le golfe d'Aqaba, sur la Mer rouge. Cette installation entrera en activité d'ici cinq ans, pour faire face à une sécheresse récurrente, a expliqué le ministère de l'Eau et de l'Irrigation, dimanche 13 juin. Ce projet, dont le coût est estimé à "environ un milliard de dollars" (près de 826 millions d'euros), comprendra aussi un réseau de canalisations permettant d'acheminer l'eau potable à travers le royaume, a précisé le porte-parole du ministère.

"D'ici la fin du mois ou au début du mois prochain, le gouvernement sélectionnera cinq cartels internationaux sur les 13 en compétition, qui devront soumettre leurs offres techniques et financières définitives pour mettre en œuvre ce projet", a-t-il dit. L'achèvement de l'usine, "qui produira entre 250 et 300 millions de m3 d'eau potable par an", est attendu "entre 2025 et 2026". Elle "devrait couvrir les besoins en eau potable pour les deux prochaines décennies", a ajouté ce porte-parole.

Les précipitations pourraient baisser de près d'un tiers d'ici 2100

Les sociétés choisies détermineront l'énergie nécessaire pour faire fonctionner l'usine, a affirmé le porte-parole. Toutefois, "les techniques de dessalement d'eau nécessitent énormément d'énergie" et celle-ci "représentera entre 60 à 70% du coût de l'eau dessalée", souligne une source au ministère. Contrairement à d'autres pays de la région, la Jordanie est dépourvue d'hydrocarbures et doit massivement importer pour répondre à ses besoins énergétiques.

La Jordanie est un des pays les plus pauvres au monde en eau. Cette année, la saison des pluies, qui s'étend d'octobre à fin avril, a été très décevante. Les précipitations se sont élevées à 4,5 milliards de m3, selon le ministère de l'Eau et de l'Irrigation, soit 60% seulement du volume qui arrose d'habitude le pays. D'après les experts, la Jordanie connaît une des plus graves sécheresses de son histoire et le pire est à venir. Les précipitations pourraient chuter de quasiment un tiers d'ici 2100, tandis que la température moyenne augmenterait de quelque 4,5 °C.

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