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Egypte : L'armée tente de remettre le pays en ordre de marche

Trois jours après la démission de Hosni Moubarak, les manifestants ont quitté ce matin la place Tahrir, au centre du Caire, avant d'y organiser un nouveau rassemblement en début d'après-midi. _ Cette place de la Libération, investie par les anti-Moubarak dès le début du mouvement, est devenue en près de trois semaines le symbole de la révolution égyptienne. _ De nouvelles manifestations critiquées par les militaires égyptiens qui appellent à cesser les grèves.
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Radio France
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 (Radio France ©RF / Nicolas Mathias)

L'armée égyptienne, aux commandes du pays depuis que le président Hosni Moubarak a démissionné, a appelé citoyens et syndicats à cesser les grèves, au moment où les mouvements sociaux prenaient de l'ampleur.
La “révolution du Nil”, qui a eu raison de Moubarak en dix-huit jours, s'est répercutée sur le terrain social. Les manifestations et les grèves se multiplient pour obtenir une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail.
L'état-major avait lancé un ultimatum ce matin aux quelques dizaines de manifestants encore présents sur la place, les menaçant de les arrêter s'ils ne quittaient pas les lieux. Les habitants du Caire avaient obtempéré... pendant quelques heures : environ 2.000 personnes se sont à nouveau rassemblées en début d'après-midi.

_ Dans un communiqué diffusé par la télévision publique, les militaires soulignent que “les nobles Egyptiens voient que ces grèves, dans cette période délicate, produisent des résultats négatifs”.
L'armée “appelle les citoyens, les organisations professionnelles et les syndicats à jouer pleinement leur rôle”.

_ “L'armée commence à utiliser «la légitimité révolutionnaire»comme la base de ses actions”, indique Hassan Abu Taleb,analyste à l'Al-Arham Center for political and strategic studies.
“L'engagement de l'armée à mettre en place un gouvernement
civil et issu d'élections libres, un parlement et un espace de liberté pour les partis politiques est un bon signe”, estime-t-il.

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