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Charles Pasqua relaxé dans le procès "pétrole contre nourriture"

L'ancien ministre de l'Intérieur était poursuivi pour trafic d'influence passif et corruption. Le tribunal a prononcé une relaxe générale dont ont aussi bénéficié le groupe Total et ses dirigeants.

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France Télévisions
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Charles Pasqua à son arrivée au tribunal de Versailles (Yvelines), le 15 octobre 2012. (ANTONIOL ANTOINE / SIPA)

Une relaxe générale au terme d'un procès fleuve, impliquant une vingtaine de personnes, dont Total et Charles Pasqua. L'ancien ministre de l'Intérieur a été relaxé, lundi 8 juillet, par le tribunal correctionnel de Paris, dans l'affaire des détournements du programme "pétrole contre nourriture" de l'ONU en Irak. Total ainsi que ses dirigeants ont aussi été acquittés. Le PDG du groupe pétrolier, Christophe de Margerie, des cadres, plusieurs responsables d'associations et anciens diplomates étaient accusés de corruption d'agents publics étrangers ou de trafic d'influence dans ce volet français d'une affaire aux ramifications mondiales.

Le parquet avait requis la relaxe de Charles Pasqua. Selon le ministère public, rien ne prouvait en effet que l'ancien ministre avait été allocataire de barils de brut en échange d'un supposé lobbying pro-irakien. "Je n'ai jamais reçu quelque argent que ce soit, de quelque manière que ce soit, à la suite de quelque opération que ce soit avec l'Irak. Je suis persuadé que ce message aura été reçu", avait déclaré à la fin du procès Charles Pasqua, 86 ans, habitué des tribunaux.

Bientôt un second procès

Le parquet avait requis 750 000 euros d'amende à l'encontre de Total, poursuivi en tant que personne morale. Il était reproché au groupe, qui niait toute corruption et plaidait la bonne foi, d'avoir eu recours à des sociétés écrans pour verser des commissions aux dirigeants irakiens et acheter du pétrole dans des conditions non conformes au programme "pétrole contre nourriture".
 
En vigueur de 1996 à 2003, celui-ci visait à atténuer les effets, sur la population irakienne, d'un embargo de l'ONU décrété après l'invasion du Koweit par l'Irak en 1990. Un deuxième procès doit avoir lieu prochainement en France, concernant quatorze sociétés.

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