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Premier tour de l’élection présidentielle en Argentine

Depuis 12 ans, les Kirchner sont au pouvoir. D’abord Nestor, puis son épouse Cristina, qui finit son second mandat. La chef de l’Etat cédera donc son siège à un nouveau visage et à un nouveau nom. Mais pas forcément à une nouvelle politique. Car selon les sondages, le candidat péroniste arriverait en tête. Ce serait donc la fin de l’ère kirchnériste, mais pas la fin du péronisme.
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Radio France
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 (La présidente sortante Cristina Kirchner avec le candidat Daniel Scioli qu'elle soutient © Maxppp)

Parmi les trois candidats, se trouve en tête des sondages Daniel Scioli, gouverneur de la région de Buenos Aires, candidat du parti de la présidente, le Front pour la Victoire, l’une des branches du péronisme. Vient ensuite Mauricio Macri, le maire de Buenos Aires, de droite. Puis Sergio Massa, un dissident kirchnériste qui a créé son propre parti, d’un péronisme de droite.

Selon les chiffres d’Ipsos Argentine, Scioli obtiendrait 42% des voix, Macri, 28% et Massa 23%. Daniel Scioli a donc des chances d’être élu au premier tour. Pourquoi un tel engouement ? Selon Luis Costa, directeur des sondages politiques chez Ipsos, ce que cherche l’électeur c’est "un Etat fort, un Etat qui prenne l’initiative, qui lutte contre les marchés privés, qui s’occupe des plus pauvres, bref un Etat avec des caractéristiques péronistes ". 

Scioli, candidat de la continuité et de la rupture

Dans ce contexte, "Scioli serait la personne qui continuerait la même politique et maintiendrait un Etat à forte assistance sociale, mais qui primerait le dialogue et qui ne serait pas aussi têtu que les kirchnéristes. Il dirait qu’il faut lutter contre la corruption ou l’insécurité, et qu’on ne peut pas nier ces problèmes ", poursuit-t-il.  Le typique candidat de la continuité et de la rupture.

Les 33 millions d’électeurs argentins s’exprimeront donc, à travers le vote obligatoire. Mais pour la première fois en 12 ans, le nom Kirchner n’apparaîtra sur aucun des bulletins de vote.

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