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Place Tahrir, au Caire, les affrontements se sont poursuivis toute la journée

A moins de dix jours des premières élections législatives qui doivent se tenir en Egypte, des milliers de manifestants se sont rassemblés sur cette place-symbole pour demander le départ de l'armée. Les affrontements ont fait un mort et 676 blessés, selon le ministère de la Santé.
Article rédigé par Guillaume Gaven
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Reuters)

 

Depuis plusieurs jours déjà, la révolte gronde en Egypte. Plus de 50.000 personnes se sont massées hier, après la grande prière du vendredi, sur la place Tahrir, au Caire. A l'appel des islamistes, qui réclament le retrait d'une déclaration constitutionnelle présentée par le gouvernement, accusée de permettre aux militaires de garder des privilèges, en exemptant notamment le budget de l'armée de toute supervision parlementaire.

Les manifestants ont passé la nuit sur place, et les affrontements avec la police anti-émeutes se sont poursuivis toute la journée - la police répliquant aux jets de projectiles par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes. Selon le ministère de la Santé, les affrontements ont fait un mort, ainsi que 676 blessés.

Ces affrontements interviennent alors que le pays doit voter, le 28 novembre, pour désigner ses représentants à l'Assemblée du peuple, premier tour d'un scrutin qui doit s'étendre sur quatre mois. La date de l'élection présidentielle, elle, n'est toujours pas fixée.

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