Guerre à Gaza : que risque Benyamin Netanyahou après la demande de mandat d’arrêt ?

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Guerre à Gaza : que risque Benyamin Netanyahou après la demande de mandat d’arrêt ?
Guerre à Gaza : que risque Benyamin Netanyahou après la demande de mandat d’arrêt ? Guerre à Gaza : que risque Benyamin Netanyahou après la demande de mandat d’arrêt ? (FRANCEINFO)
Article rédigé par franceinfo - A. Vahramian, S. Yassine
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Les réactions internationales sont nombreuses après la demande faite, lundi 20 mai, par la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahou et les plus hauts responsables du Hamas. Mais que risque le Premier ministre israélien ?

C’est la première fois qu’un élu d’un pays démocratique risque un mandat d’arrêt de la justice internationale. La Cour pénale internationale (CPI) dit avoir examiné la conduite par Israël de sa guerre à Gaza depuis sept mois. Elle aurait collecté des preuves, et le procureur général, Karim Khan, affirme que de crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis. "Ces crimes comprennent la privation de nourriture comme méthode de guerre, le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances, des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé, ou des traitements cruels, l’homicide volontaire ou le meurtre", détaille-t-il.   

La France soutient la CPI 

La cour accuse également le Hamas de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, et demande des mandats d’arrêts pour trois de ses dirigeants. Que risque Benyamin Netanyahou ? Si les trois juges de la CPI émettent le mandat d’arrêt, le dirigeant israélien pourrait être arrêté, s’il voyageait dans l’un des 123 pays qui reconnaissent la CPI. Il deviendrait un paria et risquerait un procès international. "Je rejette avec dégoût la comparaison de la Cour pénale entre Israël, pays démocratique, et les meurtriers de masse du Hamas", a réagi Benyamin Netanyahou.

Dans un communiqué, Paris dit, mardi 21 mai, soutenir la Cour pénale, et affirme alerter Israël depuis plusieurs mois. Les Etats-Unis, qui comme Israël ne reconnaissent pas la CPI, ont jugé scandaleuse la décision du procureur. 

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