Gaza : trois Palestiniens tués par des tirs israéliens

Plus de 40 Palestiniens ont également été blessés, dont deux journalistes et quatre membres des équipes médicales, selon le ministère de la Santé à Gaza.

Un Palestinien lance des pierres sur des militaires israéliens, dans la ville de Gaza, le 21 décembre 2018.
Un Palestinien lance des pierres sur des militaires israéliens, dans la ville de Gaza, le 21 décembre 2018. (HASSAN JEDI / ANADOLU AGENCY / AFP)

Trois Palestiniens ont été tués vendredi 21 décembre par des tirs de soldats israéliens lors de manifestations et de heurts dans la bande de Gaza. Un adolescent, Mohamed al-Jahjouh, 16 ans, "a été touché dans le cou par une balle des soldats israéliens", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé à Gaza. Abdelaziz Abou Sharia, 28 ans, a été touché par balles à l'abdomen à l'est de Gaza avant de mourir à l'hôpital, a annoncé un responsable de l'hôpital Chifa. Maher Yassine, 40 ans, a pour sa part été grièvement blessé par balles près d'El Bureij, dans le centre de la bande de Gaza.

Plus de 40 Palestiniens ont également été blessés, dont deux journalistes et quatre membres des équipes médicales, selon le ministère de la Santé à Gaza. L'armée israélienne avait auparavant indiqué qu'environ 8 000 Palestiniens s'étaient rassemblés le long de la frontière, avaient brûlé des pneus et, en une occasion, lancé un engin incendiaire vers les soldats sans les atteindre. Elle a dit avoir ouvert le feu "selon les procédures opérationnelles en vigueur".

238 Palestiniens tués depuis le 30 mars

Depuis le 30 mars et le début de la mobilisation appelée "Marche du retour", au moins 238 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. Ce mouvement réclame la fin du blocus israélien imposé à Gaza depuis plus de 10 ans, ainsi que le retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu'ils ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création de l'Etat d'Israël en 1948. Deux soldats israéliens ont été tués durant ces affrontements.

Israël se défend contre les accusations d'usage excessif de la force, accusant le Hamas, le mouvement islamique au pouvoir dans la bande de Gaza de se servir de la mobilisation comme couverture pour des activités "terroristes". Israël et le Hamas se sont livré trois guerres à Gaza depuis 2008. Après la plus sévère confrontation depuis 2014, une trêve a été conclue le 13 novembre par l'entremise de l'Egypte.