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Naufrage du Concordia : le parquet requiert 26 ans de prison contre le commandant Schettino

Le parquet italien a requis ce lundi matin une peine de 26 ans de prison contre Francesco Schettino, le commandant du paquebot Concordia qui a fait naufrage il y a 3 ans au large de l'Italie, provoquant la mort de 32 personnes. Le commandant du navire est poursuivi pour homicides, abandon de navire et atteintes à l'environnement.
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Radio France
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 (Le parquet a requis 26 ans de prison contre  Francesco Schettino, l'ex-commandant du Costa Concordia ©)

Le procès de Francesco Schettino ouvert en juillet 2013 s'approche du terme. Ce lundi matin, le parquet a requis une peine de 26 ans de prison contre le commandant du Concordia, ce paquebot de croisière qui s'est échoué dans la nuit du 13 janvier 2012,  sur une île au large de l'Italie, provoquant la mort de 32 personnes. Francesco Schettino est accusé de multiples homicides, abandon de navire et atteintes à l'environnement. Ce lundi, dans son réquisitoire, le procureur a souligné que "ce n'est pas une peine exagérée". Le parquet a également demandé l'incarcération du prévenu pour éviter sa fuite et une série de peines accessoires dont la déchéance de ses droits à commander un navire. Au regard du code pénal, Francesco Schettino risquait une peine de plus de 20 ans de prison. 

Schettino s'est toujours dit "mal informé" par son équipage 

Tout au long du procès qui a débuté en juillet 2013, le commandant du paquebot de croisiière s'est attaché à expliquer qu'il n'était pas seul responsable de cette catastrophe. Il a notamment indiqué à la barre du tribunal de Rome qu'il avait été mal informé par son équipage. Début décembre, il avait même répété  à plusieurs reprises : "Personne ne m'a rien dit." Les reconstitutions du nuafrage, elles, on pourtant indiquer que la décision de raser l'île de Giglio avec le paquebot avait été assumée par le prévenu. Mi-décembre, il avait même lancé, avec un soupçon de provocation : "Avec 30 secondes, on évitait le naufrage."  Autre accusation, celle qui porte sur la gestion de l'évacuation des 4.200 passagers. A l'audience, le procureur avait démontré que  Francesco Schettino avait tardé à déclencher un plan d'évacuation. Alors que le navire avait déjà deux compartiments noyés et qu'il était prêt de perdre toute flottaison, l'ex-commandant n'avait pas débuté le sauvetage des passagers du Concordia. Ce dont Schettino s'était défendu pendant le procès. 

Le procès du naufrage du Costa Concordia doit se poursuivre avec la plaidoirie des avocats. Le verdict est attendu début février. 

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