Nations unies : sept pays mauvais payeurs perdent leur droit de vote à l'Assemblée générale

L'article 19 de la Charte de l'ONU prévoit une suspension du droit de vote à l'Assemblée générale pour tout pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées.

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Les membres des Nations unies siègent à New York (Etats-Unis) le 20 février 2020. (BRIAN SMITH / SPUTNIK / AFP)

Pas d'argent, pas de vote. Sept pays dont l'Iran, le Niger, la Libye ou la Centrafrique ont perdu leur droit de vote à l'Assemblée générale des Nations unies en raison d'une dette trop importante, a indiqué le secrétaire général Antonio Guterres dans une lettre publiée lundi 18 janvier. L'article 19 de la Charte des Nations unies prévoit en effet une suspension du droit de vote à l'Assemblée générale pour tout pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées.

Des montants à rembourser

Dans sa lettre envoyée au président de l'Assemblée générale Volkan Bozkir, Antonio Guterres précise les montants qui, sans éponger leur dette totale, permettraient aux pays concernés de récupérer leur droit de vote en 2021. Ainsi, l'Iran, frappé par des sanctions financières américaines, devrait débourser 16,2 millions de dollars (13,4 millions d'euros), le Niger, actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité, 6 733 dollars (5 577 euros) , la Libye 705 391 dollars (584 342 euros) et la Centrafrique 29 395 dollars (24 350 euros). Les autres nations touchées par une suspension de droit de vote sont le Congo-Brazzaville, le Soudan du Sud et le Zimbabwe.

Trois autres pays tombent aussi sous le coup de l'article 19 de la Charte, mais leur dette étant due à des circonstances indépendantes de leur volonté, ils bénéficient d'une autorisation pour continuer à voter, précise Antonio Guterres. Il s'agit des Comores, de Sao Tomé-et-Principe et de la Somalie.

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