George Clooney : le boycott contre la charia à Brunei

George Clooney a appelé au boycott des hôtels soutenus par le sultanat de Brunei. Dans ce petit pays, l'homosexualité et l'adultère vont être passibles de la peine de mort. Parmi certains établissements concernés, on retrouve des palaces parisiens.

Il est l'un des acteurs les mieux payés au monde. Et pendant des années, George Clooney était aussi client de ces palaces, de Los Angeles à Londres en passant par Paris. Du faste et du luxe, mais aujourd'hui, il appelle au boycott de palaces rattachés à un fond du sultanat de Brunei, un petit Etat d'Asie qui s'apprête à instaurer la peine de mort en cas d'homosexualité ou d'adultère. "Chaque fois que nous prenons une chambre dans l'un de ces neuf hôtels, nous mettons de l'argent directement dans la poche d'hommes qui choisissent de lapider ou de fouetter à mort leurs concitoyens homosexuels ou accusés d'adultère", a-t-il dit notamment.

Le Meurice et le Plaza Athénée

Le nouveau Code pénal de Brunei prévoit aussi l'amputation de main ou de pied. Il veut durcir la loi islamique dans son pays. Un pays conservateur où il n'y a pas eu d'élections depuis 1962. Parmi les palaces concernés, deux Parisiens : le Meurice et le Plaza Athénée. Aucun des deux n'a souhaité faire de commentaires. Un appel au boycott avait déjà eu lieu il y a cinq ans. L'application de la charia avait alors été reportée.

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George Clooney lors de la première de "Suburbicon" au Festival international du film de Toronto, au Canada, le 9 septembre 2017. (GEOFF ROBINS / AFP)