L’Indonésie prépare l'exécution de Serge Atlaoui

Les autorités indonésiennes ont annoncé qu’elles préparent les exécutions de dix condamnés à mort pour trafic de drogue, principalement des étrangers, dont le Français Serge Atlaoui.

(Les autorités indonésiennes ont annoncé jeudi avoir donné l'ordre de préparer les exécutions de dix condamnés à mort © maxppp)

Les appels à la clémence de la France n’y ont rien changé, les autorités indonésiennes ont donné le feu vert à l’exécution de Serge Atlaoui et de neuf autres condamnés à mort pour trafic de drogue. C’est Tony Spontana, le porte-parole du procureur général indonésien qui l’a annoncé. Le procureur en charge des dossiers a donc reçu l’ordre de procéder aux préparations pour les executions. Autre signe inquiétant, l'ambassade d’Australie et l’ambassade du Nigeria auraient été convoquées demain samedi, à la prison de Nusa Kambangan, où sont détenus les condamnés à mort. Et où ils doivent être fusillés. Ces ambassades pourraient donc être officiellement informées de l’execution de leurs ressortissants à ce moment là. Selon la loi indonésienne, les exécutions doivent être annoncées 72 heures à l’avance. La France n’a pour l’instant pas encore reçu de convocation. Mais rappelons que le procureur général répète depuis des mois que les exécutions des dix condamnés auront lieu simultanément.

La France maintient la pression

Paris a haussé le ton depuis le rejet du dernier recours du Français mardi par la Cour suprême d'Indonésie pour tenter de le sauver. Depuis dix ans Serge Atlaoui affirme qu'il n'a fait qu'installer des machines industrielles dans ce qu'il croyait être une usine d'acrylique, et qui abritait en réalité une fabrique clandestine d'ecstasy.

 

Après la reprise des exécutions en janvier pour la première fois depuis 2013, les autorités indonésiennes ont montré leur empressement à exécuter une deuxième liste de condamnés à mort, en grande majorité pour trafic de drogue. Comme la France, l'Australie, dont des ressortissants doivent être exécutés, a mis en garde contre des "conséquences " sur les relations bilatérales en cas d'exécution.