Libres, les otages français du Niger attendus mercredi à Paris

François Hollande a annoncé ce mardi la libération des quatre otages français d'Arlit, au Niger. Les quatre Français sont attendus en France mercredi en fin de matinée, et ont été pris en charge à Niamey. Pierre Legrand, Marc Feret, Thierry Dol et Daniel Larribe avaient été enlevés le 16 septembre 2010 par Aqmi.

(Reuters)

Les quatre otages français
retenus en otages au Sahel depuis le 16 septembre 2010 ont été
libérés, a annoncé mardi François Hollande en marge d'une visite
en Slovaquie. Le président doit accueillir les quatre ex-otages en fin de matinée, mercredi, à l'aéroport de Villacoublay.

"J'ai tenu à prévenir les (familles) dès que j'ai connu la
nouvelle, j'ai également voulu que les ministres Laurent Fabius
et Jean-Yves Le Drian partent pour Niamey pour faire en sorte
que nos quatre concitoyens désormais libres puissent revenir
vers la France
", a-t-il ajouté lors d'une allocution à
l'ambassade de France à Bratislava.

 

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Dans la capitale du Niger, les deux ministres français se sont entretenus avec le président nigérien Mahamadou Issoufou, avant d'accueillir les quatre Français à l'aéroport. "Ça a été très difficile mais c'est une épreuve
de la vie
", a déclaré l'ex-otage Thierry Dol à l'AFP.

Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret sont "en bonne forme " et "doivent arriver à Paris en fin de matinée " mercredi, a précisé de son côté Laurent Fabius. Et d'ajouter qu'il "n'y a pas eu de paiement de rançon ".

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense,
a lui déclaré mardi soir qu'il n'y avait eu ni "assaut " ni versement d'une "rançon "
pour obtenir la libération des quatre otages français d'Arlit.
"Il n'y a pas eu d'assaut. Il y a eu une initiative prise par les réseaux
du président Issoufou qui a permis une libération sans heurt
", a-t-il déclaré à
TF1.

L'Elysée s'est refusée à préciser la manière dont les otages
avaient été libérés, et notamment s'il y a eu une opération
militaire des forces nigériennes. "Je veux exprimer toute ma gratitude au président du Niger qui a réussi à
obtenir le libération de nos compatriotes
", a simplement déclaré François Hollande. Le rôle du pays africain a été essentiel, confirme Mathieu Guidère, spécialiste du monde arabe et musulman.

Jeudi 24 octobre, des sources sécuritaires régionales à Gao avaient fait
état de la présence d'émissaires dans le Sahel pour "accélérer les négociations
en vue de la libération des otages français
". Mais la France avait
"formellement démenti " l'envoi de ces émissaires.

 

Les Français Pierre Legrand, Thierry Dol, Marc Féret et
Daniel Larribe avaient été enlevés à Arlit, sur un site
d'extraction d'uranium du Niger appartenant à Areva
en même temps que le Néerlandais Sjaak Rijke, le Suédois Johan
Gustafsson et Stephan Malcolm, à la double nationalité
britannique et sud-africaine.

Les familles des ex-otages ont immédiatement réagi. "Ça fait trois ans qu'on l'attendait et il sera avec nous à Noël", a déclaré, très émue, Maryline Bondu, la belle-mère de Pierre Legrand.

Brigitte Laur, la tante de Pierre Legrand s'est, elle, dite heureuse, tout en affirmant avoir "du mal
y croire
". "On a tellement attendu... Merci à tous ceux qui nous ont soutenus, merci ", a-t-elle ajouté, des sanglots dans la voix. Le 16 septembre dernier, les familles des otages avaient participé à une marche symbolique pour marquer le troisième anniversaire de leur enlèvement.