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Le président Lula a refusé vendredi d'extrader vers l'Italie l'ex-activiste d'extrême gauche Cesare Battisti

L'Italie, qui réclame son extradition pour implication dans des homicides remontant aux années 1970, annonce qu'elle rappelle son ambassadeur au Brésil.Le ministre de la Défense italien a déclaré que son pays jugeait "injuste et gravement offensante" la décision du président brésilien. Le Brésil juge la réaction italienne "impertinente".
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L'ex-militant d'extrême gauche italien Cesare Battisti à Rio de Janeiro le 10 décembre 2009 (AFP PHOTO ANTONIO SCORZA)

L'Italie, qui réclame son extradition pour implication dans des homicides remontant aux années 1970, annonce qu'elle rappelle son ambassadeur au Brésil.

Le ministre de la Défense italien a déclaré que son pays jugeait "injuste et gravement offensante" la décision du président brésilien. Le Brésil juge la réaction italienne "impertinente".

"Le gouvernement brésilien trouve très étranges les termes du communiqué de la Présidence du Conseil des ministres d'Italie du 30 décembre 2010, notamment en ce qui concerne la référence impertinente au président de la République", a dit le ministre des Affaires étrangères, Celso Amorim, en lisant un communiqué officiel.

Le gouvernement italien avait vivement réagi jeudi à un éventuel rejet de l'extradition de Battisti par le président Luiz Inacio Lula da Silva et dont la presse brésilienne s'était fait l'écho, en affirmant qu'elle serait "absolument incompréhensible et inacceptable". Vendredi, le ministre de la Défense italien enfonçait le clou en parlant de décision "gravement offensante" et Silvio Berlusconi a déclaré s'engager à poursuivre la "bataille" pour l'extradition de Battisti.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, dont le mandat s'achève le 31 décembre à minuit après l'élection le 1er novembre de Dilma Roussef, a attendu le dernier moment pour annoncer son refus d'extrader l'ex-militant d'extrême gauche, réclamé pour meurtres par l'Italie.

"Le président de la République a pris aujourd'hui (vendredi) la décision de ne pas extrader le citoyen italien Cesare Battisti, sur la base d'un rapport du procureur général" du Brésil, a dit à la presse le ministre des Affaires étrangères, Celso Amorim.
"Cette décision ne représente pas un affront envers un autre Etat", a souligné le ministre.

L'extradition de Battisti, 56 ans, était réclamée avec force par Rome où il a été condamné par défaut en 1993 à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et pour complicité de meurtres commis en 1978 et 1979, crimes dont il se dit innocent.

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