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Le gouvernement égyptien accuse un groupe radical palestinien d'être responsable de l'attentat d'Alexandrie

C'est le groupe Armée de l'Islam, lié à Al-Qaïda, qui est à l'origine de l'attentat contre l'église des Saints, a affirmé dimanche à la télévision d'Etat le ministre de l'Intérieur Habib al-Adli. L'attentat contre les chrétiens égyptiens a fait 21 morts dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.L'Armée de l'Islam a rejeté cette accusation.
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Coptes en colère à Alexandrie, après l'attentat contre l'église des Saints (2 janvier 2011) (AFP / Mohammed Abed)

C'est le groupe Armée de l'Islam, lié à Al-Qaïda, qui est à l'origine de l'attentat contre l'église des Saints, a affirmé dimanche à la télévision d'Etat le ministre de l'Intérieur Habib al-Adli. L'attentat contre les chrétiens égyptiens a fait 21 morts dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.

L'Armée de l'Islam a rejeté cette accusation.

"Nous avons des preuves déterminantes de l'implication" du groupe palestinien lié à Al-Qaïda "dans l'organisation et la réalisation de cet acte terroriste ignoble", a déclaré le ministre.

L'Armée de l'Islam a immédiatement démenti, affirmant n'avoir "aucune relation, de près ou de loin, avec l'attaque contre l'église copte à Alexandrie".

Selon l'enquête, l'attentat a été commis par un inconnu porteur d'une bombe qu'il aurait actionnée devant l'église des Saints au moment où les fidèles commençaient à sortir, après la messe du Nouvel an. Les autorités égyptiennes avaient immédiatement accusé des "mains étrangères", selon les mots du président Hosni Moubarak.

Selon un responsable des services de sécurité, cité par l'AFP sous couvert de l'anonymat, cinq Egyptiens ont été arrêtés il y a une dizaine de jours à Alexandrie dans le cadre de l'enquête. "Au cours des interrogatoires, ils ont dit que la planification de l'attaque venait de l'extérieur", a-t-il affirmé.

Hosni Moubarak a prévenu les pays étrangers qui ont plaidé ces dernières semaines pour une meilleure protection de la minorité copte après cet attentat que l'Egypte n'accepterait "aucune pression ou ingérence" à ce sujet.

Ce nouvel attentat contre les chrétiens d'Orient a provoqué une vive émotion en Occident, après celui qui a fait 46 morts le 31 octobre dans la cathédrale syriaque catholique de Bagdad.

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