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La Maison Blanche s'inquiète du nombre de grévistes de la faim à Guantanamo

Le nombre de grévistes de la faim augmente dans la prison américaine de Guantanamo. Un mouvement débuté au mois de février qui inquiète la Maison Blanche qui a réitéré son souhait de fermer ce centre de détention. Une délégation du Comité international de la Croix-Rouge est venue contrôler les conditions de vie et de détention des 166 prisonniers.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Bob Strong Reuters)

C'est une fouille de "routine" qui a déclenché
cette grève de la faim le 6 février dernier. Les détenus ont rapporté que leurs
Corans avaient été examinés par des gardiens.  Un examen perçu comme une "profanation
religieuse".

Selon Robert Durand, le porte-parole de Guantanamo, 31
détenus participent à ce mouvement. Trois fois plus que les premiers chiffres
donnés par les autorités le 11 mars dernier. Pour David Remes, un avocat qui
s'occupe de 15 détenus, cette grève de la faim touche en réalité une majorité
des 166 prisonniers enfermés à Guantanamo.

Obama déterminé à fermer Guantanamo

Parmi
les grévistes de la faim, 11 sont désormais alimentés par des tubes insérés
dans l'estomac et trois d'entre eux ont été hospitalisés pour
"réhydratation et observation" affirment les autorités de la base. Le Comité international
de la Croix-Rouge (CICR) avait envoyé une
délégation pour contrôler les conditions de vie des prisonniers dans la prison.

"La Maison Blanche et l'équipe présidentielle
surveillent attentivement la grève de la faim"
, affirme Josh Earnest, un porte-parole
de la Maison Blanche qui rappelle que "l'administration Obama reste
déterminée à fermer ce centre de détention"

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