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L'opposition ivoirienne est finalement entrée jeudi dans le nouveau gouvernement du Premier ministre Guillaume Soro

Cela clôture la crise née le 12 février de la dissolution du précédent cabinet et de la commission électorale par le président Gbagbo. Les 11 postes qui restaient à pourvoir ont été attribués à des membres de l'opposition.Le gouvernement au complet (28 personnes) s'est réuni jeudi pour un conseil des ministres sous la présidence du chef de l'Etat.
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Le premier ministre ivoirien, Guillaume Soro (à droite), discutant avec le président ivorien, Laurent Gbagbo (27-6-2007) (AFP - Kambou Sia)

Cela clôture la crise née le 12 février de la dissolution du précédent cabinet et de la commission électorale par le président Gbagbo. Les 11 postes qui restaient à pourvoir ont été attribués à des membres de l'opposition.

Le gouvernement au complet (28 personnes) s'est réuni jeudi pour un conseil des ministres sous la présidence du chef de l'Etat.

Après la récente mise sur pied d'une Commission électorale indépendante renouvelée, la formation du cabinet met fin à une crise de près de trois semaines ayant entraîné un regain de tension marqué par des manifestations d'opposants, parfois émaillées de violences, et la mort d'au moins sept personnes lors de la répression de protestations.

Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, coalition d'opposition dirigée par l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara, a obtenu satisfaction avec le rétablissement de la Commission électorale indépendante, dont il garde la présidence. Mais il a dû renoncer - suscitant parfois l'incompréhension de sa base - à la reconduction de certains de ses anciens ministres, et non des moindres, refusés ces derniers jours avec constance par le président Gbagbo.

Le gouvernement et la Commission électorale indépendante doivent désormais se mettre au travail pour organiser une élection présidentielle sans cesse reportée depuis la fin du mandat de Laurent Gbagbo en 2005. Elle est destinée à clore la crise causée par le putsch manqué de 2002, qui a coupé le pays en un nord rebelle et un sud loyaliste.

Le premier tour de scrutin doit se tenir "fin avril-début mai", selon le dernier calendrier fixé sous l'égide du médiateur et président burkinabè Blaise Compaoré. Guillaume Soro a donné jusqu'à juin à son cabinet pour accomplir sa mission.

La formation de son équipe intervient trois ans après la signature de l'accord de paix de Ouagadougou qui l'a conduit au poste de Premier ministre. Cet accord a nettement amélioré le climat politique, mais sans parvenir à résoudre les problèmes les plus sensibles.

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