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L'ONU vote une résolution pour enquêter sur les attaques chimiques en Syrie

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé vendredi à l'unanimité de former un groupe d'experts pour identifier les responsables de récentes attaques chimiques au chlore en Syrie. La Russie, alliée de Damas, a voté en faveur du texte.
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Radio France
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  (L'Américaine Samantha Power au Conseil de sécurité de l'ONU vendredi © REUTERS/Lucas Jackson)

La mission sera être formée dans un délai de 20 jours. Une résolution de l'Onu a été adoptée ce vendredi, elle prévoit la création d'un groupe d'experts pour identifier les responsables de récentes attaques chimiques au chlore en Syrie. La résolution crée un "mécanisme conjoint d'enquête" composé d'experts des Nations unies et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Washington, Londres et Paris accusent l'armée syrienne d'avoir mené une série d'attaques au gaz de chlore, notamment dans la province d'Idleb (nord-ouest). Alors que la Syrie est censée avoir détruit tout son arsenal chimique, aux termes d'un accord américano-russe de septembre 2013.

Ce texte est le résultat de près de cinq mois de négociations. Cette mission durera un an, et rendra un rapport 90 jours après le début de l'enquête. Les experts sont chargés "d'identifier dans toute la mesure du possible les individus, entités, groupes et gouvernements" qui ont organisé, parrainé ou commis ces attaques. Mais ils risquent d'avoir beaucoup de mal à circuler en sécurité dans un pays en guerre et à trouver des indices probants, plusieurs mois après les faits.

Une rare unanimité du Conseil de sécurité

La résolution a été prise à l'unanimité, ce qui est plutôt inhabituel pour le Conseil de sécurité, régulièrement divisé depuis le début de la guerre en Syrie. Mais cette fois la Russie, alliée de Damas, a voté en faveur du texte, car selon Moscou il n'existe pas de preuve irréfutable de la culpabilité du régime syrien. 

L'Américaine Samantha Power a souhaité que "cette unité se manifeste aussi pour trouver d'urgence une solution politique " au conflit, qui a fait 240.000 morts depuis quatre ans et provoqué une catastrophe humanitaire.

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