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L'Irak a connu lundi sa journée la plus sanglante depuis le début de l'année avec au moins 102 morts

La moitié étaient des ouvriers d'une usine textile au sud de Bagdad.Ces violences, qui ont également fait près de 350 blessés, surviennent alors que le pays est toujours sans nouveau gouvernement plus de deux mois après les Législatives du 7 mars, et trois semaines après la mort des deux principaux chefs de la branche irakienne d'Al-Qaïda.
Article rédigé par France2.fr
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Attentats sanglants en Irak, ici, l'explosion d'un bus (10 mai 2010) (AFP/KHALIL AL-MURSHIDI)

La moitié étaient des ouvriers d'une usine textile au sud de Bagdad.

Ces violences, qui ont également fait près de 350 blessés, surviennent alors que le pays est toujours sans nouveau gouvernement plus de deux mois après les Législatives du 7 mars, et trois semaines après la mort des deux principaux chefs de la branche irakienne d'Al-Qaïda.

Les les plus sanglants ont frappé Hilla, à 95 km au sud de Bagdad. Deux voitures piégées garées dans le parking d'une usine de textile ont explosé à la sortie d'usine des employés. Quand les policiers et les ambulanciers sont arrivés sur les lieux, un kamikaze s'est lancé sur la foule et les secouristes, dans une tactique utilisée fréquemment pour faire le plus de victimes possible.

Au moins 50 personnes, dont deux femmes, ont été tuées et 155 blessées, a indiqué un responsable de l'hôpital général d'Hilla.

Quelques heures plus tôt, une bombe a explosé près d'une mosquée chiite dans la ville de Souwayra, à 60 km au sud de Bagdad. Des passants ont accouru pour secourir les premières victimes quand une voiture piégée a explosé sur les lieux. Onze personnes ont été tuées et 70 blessées, selon une source policière.

A Bagdad, A Bagdad peu après l'aube, des tirs et des attentats à la bombe ont visé des
points de contrôle militaires et un convoi de police, faisant 9 morts et 28 blessés, en majorité des membres des forces de sécurité, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Les assaillants étaient déguisés en ouvriers municipaux de la voirie.

En début de soirée, vingt personnes ont été tuées et 73 blessées dans trois attaques à la voiture piégée plus au sud, à Bassora, selon une source policière.

Parmi les autres victimes de cette journée figurent un civil et trois gardes du corps du maire de la ville de Tarmiya (45 km au nord de Bagdad), dont le convoi a été visé par une bombe. Le maire a été blessé dans l'attaque, avec 15 autres personnes.

Plus de 11.500 policiers et militaires ont été tués depuis l'invasion de l'Irak conduite par les Etats-Unis en 2003.

Toujours pas de nouveau gouvernement issu des urnes
Ces violences ont lieu alors que le gouvernement du Premier ministre sortant Nouri al-Maliki continue d'expédier les affaires courantes, le résultat des législatives n'ayant pas encore été validé par la Cour suprême, et les partis, dont aucun ne dispose de la majorité absolue, n'ayant pas réussi jusqu'à présent à s'entendre sur un nouveau cabinet.

En avril, les autorités irakiennes et américaines avaient infligé un coup dur à Al-Qaïda en Irak après la mort des principaux chefs du groupe Abou Omar al-Bagdadi et Abou Ayyoub al-Masri.

Les Etats-Unis ont condamné lundi soir "la violence absurde" de ces attentats. La Maison Blanche avait affirmé le 23 avril que la recrudescence de violences ne remettrait pas en cause le retrait de toutes les troupes américaines de combat d'Irak d'ici la fin août.

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