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L'Elysée a annulé ce week-end un voyage de cinq députés UMP à Abidjan qui devaient travailler sur la crise ivoirienne

Le quotidien Libération le révèle dans son édition datée de mardi. "Le Président aurait piqué une sainte colère, exigeant du patron du groupe parlementaire UMP, Christian Jacob, qu'il torpille le voyage", écrit le journal.La mission avait été annoncée par les services du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, non reconnu par Paris.
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Laurent Gbagbo, président ivoirien non reconnu par la communauté internationale, et sa femme, le 4 février 2011. (AFP PHOTO/ SIA KAMBOU)

Le quotidien Libération le révèle dans son édition datée de mardi. "Le Président aurait piqué une sainte colère, exigeant du patron du groupe parlementaire UMP, Christian Jacob, qu'il torpille le voyage", écrit le journal.

La mission avait été annoncée par les services du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, non reconnu par Paris.

Depuis le 28 novembre, Nicolas Sarkozy, comme la quasi-totalité de la communauté internationale, a appelé à plusieurs reprises Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir, pour le laisser à Alasane Ouattara.

La venue dans la capitale ivoirienne de samedi à lundi de Jean-François Mancel, Cécile Dumoulin, Yves Censi, Jean-Michel Fourgous et Yves Jego aurait été dissonante. Sans oublier le soutien affiché il y a quelques semaines de Roland Dumas et Jacques Vergès à Laurent Gbagbo.

Le programme, dont Libération publie des copies, prévoyait des entretiens quasi-exclusivement avec des responsables du régime en place. Etaient prévues, deux rencontres avec Laurent Gbago, "son Excellence Monsieur le Président de la République", comme il est écrit sur le programme.

"Un programme de travail déséquilibré", prétextent les députés UMP
Dans un communiqué transmis samedi soir à l'AFP à Abidjan, les députés indiquent avoir décidé d'"ajourner" ce déplacement, après une "information intempestive" et la publication "d'un programme de travail qui paraissait déséquilibré".

La visite "ne nous paraissait plus pouvoir se dérouler comme nous l'avions souhaité", soulignent-ils, exprimant leurs regrets "car la préparation et la réflexion menées longuement au préalable permettaient d'espérer une contribution utile".

Ils entendaient, "compte tenu des liens" entre la Côte d'Ivoire et la France, ex-puissance coloniale, "procéder à une observation et à une audition équilibrées des parties en présence afin d'apporter, en toute indépendance, (leur) modeste contribution à une solution pacifique à la crise".

Les relations Abidjan-Paris connaissent une nouvelle détérioration depuis le début de la crise fin 2010. Nicolas Sarkozy est l'un des dirigeants occidentaux les plus en pointe pour demander le départ de Laurent Gbagbo, dont les partisans honnissent le président français.

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