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Une résolution onusienne modérée sur le nucléaire iranien

Le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique a adopté par 32 voix sur 35 un texte faisant état d'une "inquiétude profonde et grandissante". 

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Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique Yukiya Amano, à Vienne (Autriche) le 26 septembre. (SAMUEL KUBANI / AFP)

Une "inquiétude profonde et grandissante." Tel est l'état d'esprit de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) concernant l'Iran. Le conseil des gouverneurs de l'institution onusienne a adopté à Vienne (Autriche), vendredi 18 novembre, une résolution contre Téhéran, soupçonné d'avoir tenté de mettre au point l'arme atomique. 

Adopté par 32 voix sur 35, cet accord est un compromis entre deux lectures du rapport publié la semaine dernière par les inspecteurs de l'AIEA. Ce texte évoquait de "sérieuses inquiétudes concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien". Il notait aussi que des activités relatives à la mise au point d'un engin explosif nucléaire "pourraient se poursuivre actuellement"

Aucune échéance fixée

Faisant suite à ce rapport, les Etats-Unis et leurs alliés souhaitent, d'un côté, une augmentation des pressions sur l'Iran et de nouvelles sanctions. 

En face, la Chine, dont l'Iran est l'un des principaux fournisseurs d'hydrocarbures, et la Russie, qui a construit une centrale nucléaire dans le pays, s'opposent fermement à toute nouvelle sanction et prônent la voie diplomatique.

Résultat : une résolution modérée qui ne fixe aucune échéance à l'Iran pour éclaircir les zones d'ombres de son programme. Elle a donc été jugée par les experts peu ambitieuse au vu des éléments contenus dans le rapport.

L'Iran rejette les accusations

"La communauté internationale ne peut pas simplement revenir à la routine habituelle", ont réagi la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne dans un communiqué commun. La Maison Blanche a, elle, aussitôt salué la résolution de l'AIEA, soulignant la volonté des Etats-Unis de maintenir "la pression" sur l'Iran. 

De son côté, Téhéran a de nouveau rejeté les assertions sur une dimension militaire de son programme nucléaire. L'ambassadeur iranien auprès de l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh, a qualifié vendredi le rapport de "non-professionnel, déséquilibré, illégal et politisé".

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