Madaga-Star

A Madagascar, la campagne électorale est un show. Et, à 2 semaines de l'élection présidentielle, certains candidats ne lésinent pas sur les moyens. Peu importe la pauvreté du pays.

FRANCE24


Le public est chauffé à blanc. Soudain, un hélicoptère dépose un homme sur la scène. Dans le public, les fans s'évanouissent.

Un festival de musique ?

Non, un meeting de campagne à Madagascar.

L'homme hélitreuillé, c'est Andry Rajoelina, candidat à la présidentielle. Et vu que l'élection, c'est dans moins de 2 semaines, il faut avant tout...envoyer du rêve.


"Il y a un endroit qui s'appelle Miami aux Etats-Unis..Il y a un endroit qui s'appelle la Côte d'Azur en France, mais nous nous avons Tamatave que nous allons transformer comme aux États-Unis , comme en France, et même encore plus beau, mesdames et messieurs !"

Evidemment, ces shows coûtent beaucoup... beaucoup d'argent : des dizaines de millions d'euros.

Il n'y a pas de plafonnement des dépenses électorales à Madagascar. Et beaucoup de candidats et associations dénoncent cette étalage de moyens. Par exemple, Ketakandrina Rafitoson, de l'Ong "Transparency Internationale Initiative Madagascar ".


"Il y a un fossé. Ils font miroiter aux gens l'étendue et le poids de la corruption dont cette population a été victime."

Le terme "fossé" n'est pas galvaudé. Car loin des stades et des hélicoptères... selon la Banque Mondiale, Madagascar est le 4ème pays le plus pauvre au monde.