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Jean-Jacques Le Garrec, prix TV 1993 pour le siège de Sarajevo

Caméraman pour le grand public, journaliste reporteur d'image pour la profession, Jean-Jacques Le Garrec prend aussi le micro. En 1992, il est retourné seul dans la ville bosniaque de Sarajevo. Il témoigne, dans la cité assiégée, de l'abandon de l'Occident.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Jean-Jacques Le Garrec, grand reporter à France 2. (FTVI)
L'hiver à Sarajevo, il manque de tout. Les habitants coupent les arbres pour se chauffer, lavent le linge dans la rivière. Ils peinent à enterrer leurs morts dans la terre gelée. 30 décembre 1992, premier hiver de ce siège interminable qui durera quatre ans, et provoquera la mort de 10.000 civils. Les atrocités succèdent aux horreurs. Les médias attendent l'ultime offensive des pro-serbes.


Etrange reportage, composé de scènes de la vie quotidienne, qui finissent par glacer le sang. «Il ne se passe rien», répète le journaliste, puisque l'offensive des Serbes n'est toujours pas lancée. Comme si un siège avait besoin de bombardements pour tuer. «Il ne se passe rien», mais les gens meurent quand même. La rage froide du journaliste s'adresse autant aux assaillants qu'aux média avides de sensationnel.
 


Ce reportage, Jean-Jacques Le Garrec le réalise seul. Ce n'est pas son préféré, dit-il. Ses collègues JRI et lui l'avaient plus retenu comme un plaidoyer. Montrer que les caméramen sont des journalistes à part entière.
 

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