Rome : visite guidée de la villa Aurora, estimée à un demi-milliard d'euros, avec une princesse américaine

Faute d'accord entre les héritiers, la demeure du prince Boncompagni Ludovisi est mise aux enchères, mardi 18 janvier, à 471 millions d'euros. Sa dernière épouse nous en ouvre les portes.

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Radio France
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La Princesse Rita Boncompagni Ludovisi, troisième épouse du Prince Nicolo Boncompagni Ludovisi mort en 2018. (BRUCE DE GALZAIN / RADIO FRANCE)

Au cœur de Rome, la propriété à des allures de forteresse. C'est la princesse Rita Boncompagni Ludovisi qui nous accueille. Elle est américaine, originaire du Texas, et surtout la 3e épouse du Prince Boncompagni Ludovisi, mort en 2018. Comme les héritiers ne s'entendaient pas, le tribunal de Rome a ordonné la mise aux enchères de la villa Aurora, construite au XVIIe siècle.

La vente a lieu mardi 18 janvier à 15 heures et doit durer 24 heures. La princesse veut croire qu'un acheteur se présentera : "Même avant la mort de mon mari en 2018, nous avions eu des offres jusqu'à 350 millions d'euros pour la villa. Et trois d'entre eux étaient des milliardaires que vous reconnaîtriez, je pense, mais on ne peut pas en parler. On verra bien."

Le seul plafond peint par Le Caravage

Si l'édifice est estimé à près d'un demi-milliard d'euros (471 millions), c'est parce que Le Caravage (1571- 610), maître du clair-obscur, a peint un plafond, le seul de toute sa carrière. Parce que le Guerchin (1591-1666) y a également peint plusieurs fresques magnifiques.

Un détail de la seule fresque attribuée au Caravage Jupiter, Neptune et Pluton peinte sur un des plafonds de la villa Aurora, à Rome (Italie). (BRUCE DE GALZAIN / RADIO FRANCE)

Après enchères, la villa Aurora pourrait ainsi devenir la maison la plus chère au monde. Mais à un tel prix, l'État peut-il se permettre de préempter la vente ? La Princesse Boncompagni Ludovisi n'y croit pas : "Peu importe qui l'achète mais l'État ne semble pas en mesure de le faire avec tous les problèmes qui se passent dans le monde, avec le Covid, les gens qui sont au chômage et tant de choses. Je pense que ça n'arrivera pas. Mais qui sait ?"

"Ce qui serait vraiment bien, c'est que celui qui l'achète ait la sensibilité que Nicolo et moi avions pour l'art et l'histoire et qu'il la préserve parce que c'est un monument historique national !"

la princesse Rita Boncompagni Ludovisi

à franceinfo

Dans le cas où les potentiels acquéreurs ne se montreraient pas, le prix baisserait de 20% et une ultime vente sera programmée d'ici trois mois.

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