Emmanuel Macron réaffirme son souhait que les ex-militants d'extrême gauche italiens soient jugés dans leur pays d'origine

Ces dix militants, âgés aujourd'hui de 61 à 78 ans, sont réclamés par l'Italie pour des "faits de terrorisme" dans les années 1970 et 1980. Mercredi, la cour d'appel de Paris s'est prononcée contre leur extradition.

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Emmanuel Macron au sommet de l'Otan, le 30 juin 2022 à Madrid (Espagne). (CELESTINO ARCE / NURPHOTO / AFP)

Droit dans ses bottes. Emmanuel Macron a réaffirmé, jeudi 30 juin, son souhait que les dix ex-activistes italiens d'extrême gauche réclamés par l'Italie pour leur rôle pendant les "années de plomb" soient "jugés sur le sol italien". Et ce alors que la justice française s'est opposée, la veille, à leur extradition.

"J'ai appuyé la demande du gouvernement italien pour ces brigadistes" en faveur de leur extradition, a affirmé le président français lors d'une conférence de presse à Madrid, ajoutant souhaiter "voir si un recours en cassation est possible" ou "s'il y a encore des voies juridictionnelles qui nous permettraient d'aller plus loin".

Il a affirmé vouloir appliquer la "doctrine qu'a toujours eue la France" qui "n'avait rejeté que les demandes d'extradition de gens qui n'étaient pas impliqués dans des crimes de sang". "En l'espèce, ces gens-là ont été impliqués dans des crimes de sang et méritent d'être jugés sur le sol italien. C'est le respect que nous devons aux familles des victimes et à la nation italienne", a-t-il ajouté.

La justice invoque le droit à la vie familiale

Au printemps 2021, après des mois de tractations, Emmanuel Macron avait décidé de favoriser la mise à exécution des demandes d'extradition de ces deux femmes et huit hommes, renouvelées un an auparavant par Rome. Ces dix militants, âgés aujourd'hui de 61 à 78 ans, étaient réclamés par l'Italie pour des "faits de terrorisme" dans les années 1970 et 1980. Certains vivent en France depuis quarante ans.

Mais la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rendu un avis défavorable à leur remise à l'Italie, en s'appuyant sur le respect du droit à la vie privée et familiale et sur le respect du droit à un procès équitable (articles 8 et 6 de la Convention européenne des droits de l'Homme).

La présidente a écarté le complément d'information requis par les deux avocats généraux au regard de la date des faits et de la durée de la procédure.

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