Municipales en Italie : le Parti démocrate reconnaît une "défaite amère" après avoir perdu Rome et Turin

Virginia Raggi, la candidate du Mouvement 5 étoiles à Rome, a obtenu 67,15% des suffrages. Son adversaire obtient 32,85%, après dépouillement de tous les bulletins de vote.

Virginia Raggi donne une conférence de presse après son élection à la mairie de Rome, le 19 juin 2016.
Virginia Raggi donne une conférence de presse après son élection à la mairie de Rome, le 19 juin 2016. (TIZIANA FABI / AFP)

C'est historique. Pour la première fois, la ville de Rome va être dirigée par une femme. Virginia Raggi, la candidate du Mouvement 5 étoiles (M5S), a obtenu 67,15% des suffrages, après dépouillement de tous les bulletins de vote, lundi 20 juin. Son adversaire, Roberto Giachetti, le candidat du Parti démocrate (PD) du chef du gouvernement Matteo Renzi obtient 32,85%. Le Parti démocrate a reconnu une défaite "amère, brûlante" aux élections municipales.

Le M5S vainqueur à Turin également

A Turin, une autre novice du M5S, Chiara Appendino, 31 ans, a détrôné avec 54,56% le maire sortant Piero Fassino, une figure du Parti démocrate. 

A Milan, en revanche, le candidat du Parti démocrate, Giuseppe Sala, a remporté les municipales avec 51,7% des voix contre son adversaire du centre droit, Stefano Parisi. Dans le sud, à Naples, le maire sortant sans étiquette, Luigi de Magistris, l'a facilement emporté face au candidat de droite. Celui du PD avait été battu dès le premier tour.

Rome croule sous 12 milliards de dettes

Fondé en 2009, le M5S est devenu le deuxième parti du pays avec 25% des voix lors des législatives de 2013. Il pioche dans ses propositions à droite comme à gauche et continue de tisser sa toile aux élections locales en s'appuyant toujours sur la dénonciation d'une classe politique malhonnête et en prônant la transparence. Son électorat est surtout constitué de déçus de la gauche.

C'est ce discours anti-système que Virginia Raggi a répété à l'envi pendant sa campagne à Rome. La ville croule sous une dette de 12 milliards d'euros et se remet à peine des révélations, fin 2014, sur un vaste réseau de corruption pour lequel des élus, des chefs d'entreprise et des fonctionnaires municipaux sont actuellement jugés.