Législatives en Italie : la coalition de droite et d'extrême droite donnée en tête, le Mouvement 5 étoiles autour de 30%, selon les premiers sondages

Le mouvement 5 étoiles, antisystème, arriverait en tête des partis avec un score estimé autour de 30%, selon les premières projections basées sur des sondages à la sortie des urnes. Les résultats complets sont attendus dans la nuit.

Le leader du M5S, Luigi Di Maio, lors de son arrivée dans un bureau de vote de Naples (région de Campanie, Italie), dimanche 4 mars 2018.
Le leader du M5S, Luigi Di Maio, lors de son arrivée dans un bureau de vote de Naples (région de Campanie, Italie), dimanche 4 mars 2018. (CARLO HERMANN / AFP)

Aucune majorité claire ne semble se dessiner en Italie dans le futur Parlement issu des élections législatives, dimanche 4 mars, selon les premières projections diffusées par les télévisions sur la base de sondages sortie des urnes. 

La coalition de droite formée autour de Forza Italia de Silvio Berlusconi et de la Ligue du Nord de Matteo Salvini est donnée en tête, avec un score cumulé estimé entre 31 et 41%, selon les sondages à la sortie des urnes réalisés pour la télévision publique Rai. Selon ces mêmes sondages, ce bloc obtiendrait entre 225 et 265 sièges à la Chambre des députés, loin des 316 nécessaires pour décrocher une majorité absolue.

Le Mouvement 5 étoiles premier parti

Au niveau des partis, c'est le Mouvement 5 étoiles (M5S) qui arrive en tête. Le parti populiste mené par Luigi di Maio est crédité d'un score estimé entre 29% et 32% des suffrages, selon les projections de la Rai, diffusées à la fermeture des bureaux de vote. Il obtiendrait ainsi entre 195 et 235 sièges. Le Parti démocrate, lui, est projeté entre 21 et 23% et pourrait occuper entre 115 et 155 sièges à la Chambre des députés. 

Des scores à prendre avec prudence : les sondages à la sortie des urnes en Italie se sont souvent révélés trompeurs par le passé. Les résultats complets ne sont pas attendus avant plusieurs heures, voire lundi dans la matinée. Mais si les projections pointent dans la bonne direction, l'Italie, troisième puissance économique de la zone euro, se dirige vers une situation de blocage politique. La formation d'un gouvernement risque de prendre plusieurs semaines.