Pont Morandi : comment sont entretenus les ouvrages en France ?

À la suite de l'effondrement du pont Morandi à Gênes (Italie), une question se pose : comment sont entretenus les 260 000 ponts construits dans l'Hexagone ?

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France 3

Les images d'une parcelle de pont Morandi de Gênes (Italie) s'effondrant ont choqué le monde entier. Au moins 39 morts sont à déplorer. La catastrophe pourrait être due à un défaut d'entretien. Mais comment sont entretenus et contrôlés ce type de structure en France ? Il y a quelques mois, à  Gennevilliers (Hauts-de-Seine), un viaduc a commencé à s'effondrer. Depuis, il est fermé et il ne sera pas rouvert tant que les travaux ne seront pas terminés. La faiblesse des ouvrages d'art est bien connue des architectes : le béton. "Le béton armé est un composé de matériaux entre du béton et de l'acier. À la longue, ils ne font pas trop bon ménage", explique Christian Tridon, président du syndicat des entrepreneurs spécialistes en travaux de réparation et en renforcement de structures (STRRES). Le spécialiste explique que l'acier gonfle avec le temps et peut faire "éclater le béton".

Des contrôles réguliers

Parmi les 266 000 ponts routiers construits en France, 79% contiennent du béton et 57% sont entièrement construits en béton. Ces ouvrages sont régulièrement contrôlés et une inspection a lieu tous les six ans. La responsabilité incombe aux services publics comme les départements, les communes ou l'État. Mais le réseau souffre d'un investissement insuffisant, soulignent certains spécialistes. Un rapport ministériel estime qu'un tiers des 12 000 ponts gérés par l'État mériterait des travaux.

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Le viaduc Morandi à Gênes, en Italie, après son effondrement, le 14 août 2018.
Le viaduc Morandi à Gênes, en Italie, après son effondrement, le 14 août 2018. (POLICE ITALIENNE / AFP)