Israël commence à libérer des prisonniers palestiniens

Comme promis par Israël, la première vague de libération de prisonniers palestiniens a débuté mardi soir, avec le départ depuis la prison d'Ayalon de trois fourgonnettes contenant 26 détenus. Les véhicules se sont rendus dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

(Ibraheem Abu Mustafa Reuters)

C'était une des promesses d'Israël : libérer 104 prisonniers palestiniens dans l'optique de la reprise d'un processus de paix. Cette opération a débuté mardi soir, avec la remise en liberté de 26 détenus, la plupart arrêtés avant 1994.

A la veille du début des pourparlers israélo-palestiniens qui doivent se tenir mercredi à Jérusalem, trois fourgonnettes aux vitres opaques ont quitté la prison d'Ayalon, à l'est de Tel Aviv. Les deux premières, contenant 14 détenus, se sont dirigées vers le point de passage d'Eretz, à l'entrée nord de la bande de Gaza.

Le dernier véhicule, avec à son bord onze prisonniers, à pris quant à lui la direction de la Cisjordanie et de Ramallah. Il est entré dans l'enceinte de la prison israélienne d'Ofer : les détenus originaires de Cisjordanie devaient y rencontrer des responsables palestiniens avant d'être transférés dans un bus direction la Mouqataa, le quartier général du président Mahmoud Abbas. Ce dernier a prévu une cérémonie d'accueil pour fêter cet événement.

A Gaza, des proches s'étaient rassemblés pour attendre l'arrivée des prisionniers : des tentes avaient été installées dans la rue, tandis que certaines personnes accrochaient des drapeaux dans les rues.

Les autorités pénitentiaires israéliennes avaient placé autour de la prison et le long du parcours des barrages afin d'empêcher toutes manifestations de militants de l'extrême droite israélienne, hostiles à cette opération. 

Inquiétudes autour des pourparlers

Cet événement survient alors que l'annonce de la construction de 942 logements à Jérusalem-Est a fait craindre mardi un échec des discussions entre Israéliens et Palestiniens. La municipalité de Jérusalem a en effet confirmé que le projet de construction dans
le quartier de colonisation de Gilo à Jérusalem-Est avait franchi une nouvelle
étape avec "l *' autorisation du ministère de l'Intérieur " tout en soulignant
qu'il s'agissait de la poursuite "
d'un projet de développement annoncé il y a deux
ans* ".  

Cette annonce a provoqué la fureur des Palestiniens, qui participeront malgré tout à la rencontre de mercredi. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui joue un rôle majeur dans les discussions entre les deux camps, l'a assuré en marge d'un déplacement au Brésil.

"Je vais parler avec Mahmoud Abbas aujourd'hui , a déclaré Kerry lors d'une conférence de presse à Brasilia. Il est engagé à venir
participer à la négociation parce qu'il croit que la négociation est ce qui
permettra de résoudre ce problème
".