Indonésie : 4.000 personnes sous les décombres?

Jusqu'à 4.000 personnes seraient toujours ensevelies sous les décombres à la suite du fort séisme en Indonésie

Des survivants du séisme en Indonésie, le 14 octobre 2004
Des survivants du séisme en Indonésie, le 14 octobre 2004 (© France 3)
Jusqu'à 4.000 personnes seraient toujours ensevelies sous les décombres à la suite du fort séisme en IndonésieJusqu'à 4.000 personnes seraient toujours ensevelies sous les décombres à la suite du fort séisme en Indonésie "Nous estimons qu'entre 3.000 et 4.000 personnes sont toujours coincées ou ensevelies sous les décombres", a déclaré El-Mostafa Benlamlih, coordinateur de l'aide humanitaire de l'ONU.

"On considère généralement que la durée maximale de survie pour une personne ensevelie à la suite d'un tremblement de terre est de cinq jours", a-t-il ajouté.

La ministre indonésienne de la Santé se montre moins optimiste. "Le nombre de morts confirmés est de 551 actuellement mais il pourrait atteindre les 3.000". Après avoir évoqué plus de 1.000 morts et jusqu'à 4.000 disparus les jours précédents, les autorités et les agences internationales ont affirmé qu'un bilan fiable ne serait pas disponible avant le milieu de la semaine prochaine. "Nous aurons des chiffres plus fiables dans trois ou quatre jours", a-t-elle dit, tout en ajoutant: "Notre bilan est basé sur le décompte des corps clairement identifiés, avec noms et adresses".

Dimanche, de plus en plus d'équipes étrangères sont arrivées sur les lieux de la catastrophe, avec chiens, équipements et aide, mais cette dernière n'a pas encore atteint de vastes zones situées à l'extérieur de la ville côtière de Padang, dans les montagnes. Cependant, l'avancée des secouristes permet d'y découvrir progressivement l'étendue des dégâts, avec des villages entiers rayés de la carte. "Cela ressemble à une zone bombardée", a témoigné un pilote d'hélicoptère de la police qui a survolé la région pour larguer de la nourriture, du lait pour les bébés, des médicaments et des couvertures.

Des experts suisses et japonais étaient déjà l'oeuvre samedi avec du matériel infrarouge à Padang, la ville la plus touchée, a indiqué Bob McKerrow. Dans cette ville portuaire de près d'un million d'habitants, les sauveteurs locaux se plaignent de manquer d'équipements, comme des pelleteuses ou des engins de découpe des structures métalliques.

Ils ont néanmoins réussi vendredi à sortir des décombres plusieurs personnes ensevelies, dont deux jeunes étudiantes qui étaient coincées dans les ruines de leur école de langue depuis mercredi.

Mais quelque 600 personnes sont portées disparues dans une série de glissements de terrain qui se sont produits dans des villages situés au nord-ouest de Padang.

A Padang, environ un quart des bâtiments apparaissaient hors d'état, selon des estimations de journalistes. Les secours ont du mal à accéder aux zones montagneuses environnantes, car les voies de communication ont été endommagées.

Avant même que l'Indonésie n'appelle à l'aide vendredi la communauté internationale, de nombreux pays étrangers, du Japon aux Etats-Unis en passant par la Suisse, s'étaient mobilisés en dépêchant des professionnels des secours en zones de catastrophe.

La France devait également envoyer samedi des experts et du matériel. Vendredi, la communauté internationale avait promis près de 10 millions d'euros d'aide. Le gouvernement indonésien a débloqué 26 millions de dollars.