Inde : une troisième adolescente violée et brûlée vive en une semaine

Trois jeunes filles ont été violées et tuées en une semaine dans le pays.

Des Indiennes manifestent après le viol de deux adolescentes, le 8 mai 2018 à Ranchi, dans l\'Etat du Jharkhand (Inde).
Des Indiennes manifestent après le viol de deux adolescentes, le 8 mai 2018 à Ranchi, dans l'Etat du Jharkhand (Inde). (AFP)

Nouveau crime sordide en Inde. En l'espace d'une semaine, une troisième adolescente a été violée et brûlée vive, rapporte vendredi 11 mai la police du district de Sagar, dans l'Etat du Madhya Pradesh (centre). Âgée de 16 ans, la victime est morte des suites des brûlures que lui a infligées un homme de 26 ans qu'elle menaçait de dénoncer à sa propre famille après qu'il l'eut violée chez elle, où elle était alors seule.

"Nous avons arrêté les deux accusés. L'un d'eux est le cousin de la jeune fille qui a informé le principal suspect qu'elle était seule dans la maison", a dit à l'AFP le chef de la police locale. "Le principal accusé est marié et a un enfant", a-t-il ajouté.

Environ 40 000 viols signalés en 2016

Deux autres cas similaires se sont produits il y a une semaine dans l'Etat voisin du Jharkhand (nord-est) : une des jeunes filles violées est morte et la deuxième, âgée de 17 ans, est toujours entre la vie et la mort après avoir été aspergée d'essence et brûlée par un homme de 19 ans. Ces crimes remettent au premier plan le fléau des violences sexuelles dans cette société patriarcale où prévaut la culture du silence.

La législation contre les crimes sexuels ne cesse d'être renforcée depuis un viol collectif suivi de la mort d'une étudianteJyoti Singh, à New Delhi, en 2012, qui avait révulsé le monde entier. Le gouvernement indien a instauré le mois dernier la peine de mort pour les violeurs d'enfants de moins de 12 ans. Cette décision est intervenue à la suite du viol en réunion et du meurtre d'une fillette musulmane de 8 ans, Asifa Bano, à Kathua, dans l'Etat du Jammu-et-Cachemire (nord). Quelque 40 000 viols ont été signalés en Inde en 2016, mais leur nombre serait bien plus élevé en raison du silence entourant ces crimes.