Haut-Karabakh : "Chacun voulait voir l'ennemi souffrir", raconte Régis Le Sommier

Le 9 novembre, un cessez-le-feu a mis un terme au conflit qui faisait rage au Haut-Karabakh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Présent sur place, le reporter Régis Le Sommier a été surpris par la haine féroce qui animait chacun des deux belligérants.

Stepanakert est devenue une ville fantôme. Beaucoup d'habitants ont en effet fui la capitale du Haut-Karabakh, dévastée par six semaines de combat. Il ne reste souvent que les plus âgés, et pour eux le quotidien est rude. À la mairie, des volontaires distribuent de la nourriture pour ceux qui ne peuvent plus partir ou que la guerre a déplacés.

"C'était une guerre nationaliste"

Grand reporter à Paris Match, Régis Le Sommier était au Haut-Karabakh pendant le conflit meurtrier qui a opposé l'Arménie à l'Azerbaïdjan. "Ce qui m'a le plus surpris dans cette guerre, c'est le degré de haine", raconte le journaliste, invité sur le plateau du 23h de franceinfo mercredi 25 novembre. "D'un côté comme de l'autre, on voulait voir l'ennemi souffrir. C'était une guerre nationaliste, de reconquête de territoire."

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Un habitant du village de Charektar, dans la région du Haut-Karabakh, brûle sa maison, le 14 novembre 2020.
Un habitant du village de Charektar, dans la région du Haut-Karabakh, brûle sa maison, le 14 novembre 2020. (ALEXANDER NEMENOV / AFP)