VIDEO. Le plan d'aide à la Grèce n'est pas viable sans allégement de la dette, estime Christine Lagarde

"C'est la raison pour laquelle les partenaires européens ont admis l'allégement de la dette", dans l'accord intervenu lundi, a précisé la directrice du FMI.


EUROPE 1

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a estimé, vendredi 17 juillet sur Europe 1, qu'un allégement de la dette était indispensable à la viabilité du plan d'aide européen à la Grèce. Elle a ajouté que cela conditionnait la participation du FMI.

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A la question "Le plan qui est en train de se mettre en place est-il viable selon vous sans allégement de la dette ?", Christine Lagarde a répondu : "La réponse est assez catégorique : 'Non'." "C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les partenaires européens ont admis totalement le principe de l'allégement de la dette" dans l'accord intervenu lundi, a-t-elle ajouté, en précisant que ce "principe est acquis", même si le texte n'en précise "ni le montant ni les modalités".

Un programme qui "repose sur deux jambes"

La directrice du FMI a d'ailleurs conditionné la participation du FMI à l'éventuel troisième plan de secours en gestation à un tel allégement : "Pour qu'on participe, il faut qu'il y ait un programme complet et, de notre point de vue, (...) ce programme repose sur deux jambes."

"La première, c'est la jambe grecque, qui consiste à réformer en profondeur l'économie, pour la libérer, lui donner une capacité de croissance, (...) tenir une ligne budgétaire saine", selon elle. "La deuxième jambe, c'est la jambe des prêteurs, et c'est celle qui consiste, d'une part, à fournir du financement et, d'autre part, à restructurer la dette pour en alléger le fardeau", a-t-elle insisté, soulignant que, "pour le FMI, cela constitue un tout pour que le succès soit au rendez-vous".

Christine Lagarde à la Brookings Institution, à Washington, le 8 juillet 2015.
Christine Lagarde à la Brookings Institution, à Washington, le 8 juillet 2015. (SIPANY / SIPA )