Un jour après l'accord, les Grecs ne décolèrent pas

Une équipe de France 2 est allée à la rencontre de Grecs, 24 heures après l'accord entre Athènes et ses créanciers.

FRANCE 3
24 heures après l'accord conclu à Bruxelles, Alexis Tsipras est rentré à Athènes. Il va désormais devoir faire valider ce nouveau plan d'aide de l'Europe par le parlement grec.
Dans les rues d'Athènes, beaucoup de Grecs se désolent des mesures d'austérité à venir, tout en pensant qu'ils ont peut-être évité le pire. "Nous sommes dans une position difficile avec l'Union européenne. Mais vu les circonstances, si nous étions sortis de l'euro, nous serions dans une situation encore pire", confie un Athénien au micro de France 3.

"Une trahison"

Alors que les premières réformes doivent être examinées dès aujourd'hui, c'est désormais vers la zone euro et en particulier l'Allemagne que se concentrent les rancoeurs. "Le gouvernement s'est abattu, mais il était acculé. Je crois qu'ils ont fait du mieux qu'ils pouvaient, mais le ministre des Finances allemand et les autres sont tellement inhumains", lance une passante.
Hier soir, des opposants à l'austérité, essentiellement des fonctionnaires se sont de nouveau rassemblés devant le Parlement, pour dénoncer une "trahison" d'Alexis Tsipras.


 

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Alexis Tsipras devant le Parlement grec (Athènes), le 10 juillet 2015.
Alexis Tsipras devant le Parlement grec (Athènes), le 10 juillet 2015. (MENELAOS MYRILLAS / SOOC)