La Grèce face à un défi impossible

Jean-Paul Chapel revient sur le fonds de réserve de 50 milliards d'euros que la Grèce doit mettre en place. Il ne pense pas que le pays pourra atteindre cet objectif.

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L'accord trouvé ce lundi 13 juillet entre l'Eurogroupe et la Grèce prévoit notamment l'instauration d'un fonds de réserve, dispositif totalement inédit. Jean-Paul Chapel en explique le principe : "C'est un peu comme une tirelire qui appartient aux Grecs, mais qui est indépendante du gouvernement", afin d'empêcher qu'une "nouvelle majorité soit tentée de puiser dedans". Ce fonds de réserve sera géré en Grèce mais surveillé par l'Europe. "C'est une tutelle quasi coloniale", note le journaliste de France 2.

Privatisations tous azimuts

Dans cette "tirelire" seront placées toutes les entreprises qui doivent être privatisées : la compagnie des télécoms, celle de l'électricité, les autoroutes, les aéroports, les principales banques... "L'objectif est d'atteindre une valeur totale de 50 milliards d'euros", poursuit le reporter.

Est-ce réaliste ? "Non", estime Jean-Paul Chapel. Il ajoute : "Le montant est gigantesque par rapport à la richesse nationale [...]. Depuis cinq ans, les privatisations grecques ont atteint péniblement 8 milliards d'euros. On ne voit pas comment un pays à l'économie si précaire pourrait attirer autant de capitaux."

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Les drapeaux grec et européen flottent devant le Parthénon, sur l'Acropole d'Athènes (Grèce), le 7 juillet 2015.  (ARIS MESSINIS / AFP)