La crise grecque ravive la division de l'Europe

François Lenglet revient, sur le plateau de France 2, sur les tensions entre pays européens sur la question grecque.

FRANCE 2

Ce dimanche 12 juillet, l'Eurogroupe négocie encore pour trouver une issue à la crise grecque. Et les discussions sont animées. "Ce soir, l'Europe, c'est une facture – celle de la faillite grecque – et une fracture qui coupe le continent en deux. Elle oppose [...] les pays du nord de l'Europe aux pays du sud de l'Europe. D'un côté, l'Allemagne, la Finlande, l'Autriche. De l'autre, la France, l'Italie et quelques autres", rapporte François Lenglet.

Nord contre Sud, protestants contre catholiques ?

Cette fracture est d'ordre culturel. "Pour le Nord, de tradition protestante, l'Europe est d'abord un ensemble de règles qu'il faut respecter [...]. Pour les autres, de tradition catholique, la règle n'est qu'un outil au service d'un objectif qui prime par-dessus tout : l'union", explique le journaliste de France 2.

Cette division n'est pas nouvelle. "Jusqu'ici, elle n'a jamais empêché durablement l'Europe d'avancer, parce qu'elle a toujours été réduite par une machine à produire du compromis : le couple franco-allemand. Ce soir, c'est plus dur parce que la crise est plus sérieuse. Mais ce sont, encore une fois, François Hollande et Angela Merkel qui sont à la manœuvre."

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La chancelière allemande, Angela Merkel, discute avec le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, sous les yeux de François Hollande (de dos), le 12 juillet 2015 à Bruxelles (Belgique).
La chancelière allemande, Angela Merkel, discute avec le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, sous les yeux de François Hollande (de dos), le 12 juillet 2015 à Bruxelles (Belgique). (JOHN MACDOUGALL / AFP)