Grèce : le nouveau plan d'austérité "ne s'attaque pas à l'essentiel"

François Lenglet estime qu'"imaginer que la Grèce peut retrouver la croissance en supprimant des retraites anticipées ou en aménageant le régime fiscal de l'île de Mykonos, ça n'est pas sérieux".

FRANCE 2

Alors qu'Alexis Tsipras a concédé aux Européens réunis à Bruxelles lundi 22 juin un nouveau plan d'austérité, François Lenglet estime qu'il "ne s'attaque pas à l'essentiel". "Imaginer que la Grèce peut retrouver la croissance en supprimant des retraites anticipées ou en aménageant le régime fiscal de l'île de Mykonos, ça n'est pas sérieux. On est en train de changer les essuie-glaces d'une voiture qui est en panne, ça ne sert à rien", explique le journaliste de France 2.

"L'euro ne marche pas en Grèce"

"Le vrai problème du pays, c'est la dette excessive qu'il faut alléger", explique l'expert. "Elle ne sera jamais remboursée cette dette, parce qu'elle est trop lourde, que la Grèce reste dans l'euro ou qu'elle en sorte", juge François Lenglet.

"L'euro ne marche pas en Grèce", ajoute le reporter. "Si on veut le rendre viable, il faut organiser des transferts financiers permanents", assure François Lenglet, qui cite "l'État français qui entretient les régions déshéritées chez nous". Et le journaliste de se demander "si nous y sommes vraiment prêts".

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Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, à Saint-Petersbourg (Russie), le 19 juin 2015.
Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, à Saint-Petersbourg (Russie), le 19 juin 2015. (ALEXEI DANICHEV / RIA NOVOSTI / AFP)