Grèce : deux membres d'Aube dorée abattus devant le QG du parti

Une troisième personne a été grièvement blessée. L'incident intervient quelques semaines après l'inculpation de six députés d'Aube dorée.

Des soutiens du parti néonazi Aube Dorée manifestent le 26 octobre 2013, à Athènes (Grèce).
Des soutiens du parti néonazi Aube Dorée manifestent le 26 octobre 2013, à Athènes (Grèce). (CITIZENSIDE / CHRISTOS STAMOS / AFP)

Deux membre du parti néonazi Aube dorée ont été tués et un autre grièvement blessé, vendredi 1er novembre, dans la banlieue ouest d'Athènes (Grèce). Les deux hommes d'une vingtaine d'années ont été tués par des agresseurs qui ont tiré depuis une voiture avant de prendre la fuite.

Des policiers du service antiterroriste se sont alors rendus sur l'avenue centrale de la banlieue Néo Iraklio, où l'incident a eu lieu. Ils ont bouclé le quartier.

Pas de revendication

L'incident intervient quelques semaines après l'inculpation de six députés d'Aube dorée pour participation à "une organisation criminelle". Ce parti d'extrême droite est accusé d'être impliqué dans le meurtre, le 18 septembre, d'un rappeur et militant antiraciste grec, Pavlos Fyssas.

Ces assassinats laissent craindre une reprise des violences politiques en Grèce. "Ce crime est imputable au gouvernement antigrec de (Antonis) Samaras, qui a laissé des terroristes incontrôlables assassiner des jeunes gens de sang froid", affirme Aube dorée dans un communiqué. "Les assassins, quels qu'ils soient, seront traités sans ménagement par notre démocratie. Qu'on se le dise", a quant à lui averti Simos Kedikoglou, porte-parole du gouvernement.

Dimitris Papadimoulis, député de l'opposition de gauche Syriza qui s'est souvent opposé de manière ferme à Aube dorée, a jugé que ces assassinats constituaient une "atteinte à la démocratie". "Cela nourrit le fascisme. Cela ne l'abat pas", a-t-il écrit sur son compte Twitter. L'attaque n'a toujours pas été revendiquée.