Crash d'un bombardier d'eau en Grèce : l'ancien pilote Christophe Govillot penche pour la thèse d'un détachement du "ballonnet de l'aile droite"

D'après l'ancien pilote, un détachement du "ballonnet de l'aile droite", qui "permet de flotter sur l'eau quand on s'arrête" pourrait être à l'origine du crash d'un bombardier d'eau en Grèce.
Article rédigé par franceinfo ­
Radio France
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Deux personnes sont mortes dans le crash d'un bombardier d'eau en Grèce. (STRINGER / AFP)

L'ancien pilote de bombardier d'eau de la Sécurité civile Christophe Govillot estime mardi 25 juillet sur franceinfo que le crash d'un bombardier d'eau dans le sud de l'île d'Eubée, en Grèce, qui a fait deux morts, est dû au détachement du "ballonnet de l'aile droite" de l'appareil.

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"On a l'impression que l'aile droite impacte soit la végétation, soit le sol, explique-t-il. "Selon toute vraisemblance, le morceau qui se détache, c'est le ballonnet de l'aile droite. C'est ce qui nous permet de flotter sur l'eau quand on s'arrête, en empêchant l'aile de toucher l'eau. Juste au-dessus de ce ballonnet passent des tubulures hydrauliques, des circuits dans lesquels du liquide hydraulique est sous pression, qui permet de piloter l'avion en gauchissement", avance l'ancien pilote.

"Si cette pièce a disparu, il y a de fortes chances que s'en soit suivie une grosse chute hydraulique et que l'avion soit devenu impilotable, incontrôlable."

Christophe Govillot

à franceinfo

D'après Christophe Govillot, "ce qu'on voit sur les images, c'est un largage. Il faut qu'on largue à 30 mètres du sol pour que l'eau soit assez efficace au niveau du feu, donc ça paraît toujours très bas".

"Pas de siège éjectable" dans les bombardiers d'eau

Il rappelle que "la plupart des pilotes de bombardiers d'eau sont d'anciens pilotes militaires qui ont déjà une expérience accrue du vol en basse altitude, dans des conditions atmosphériques un peu compliquées. Lorsqu'on arrive à la Sécurité civile, il faut pas moins de cinq ans pour former un commandant de bord. C'est une mission qui demande beaucoup de professionnalisme et de concentration, et une capacité de juger l'état de risque avant de pouvoir prendre n'importe quelle décision. C'est une formation exemplaire".

Au sein des bombardiers d'eau, "il n'y a pas de siège éjectable", dit-il encore, mais "des gilets de sauvetage, car on est plus souvent au-dessus de l'eau que de la terre".

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