Elections législatives : si les Italiens élisent Giorgia Meloni, "Ursula von der Leyen devra respecter ce vote sans menace", prévient le député RN, Julien Odoul

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Il estime que Matteo Salvini, président d'un des partis d'extrême droite italiens, a raison de demander des "excuses" ou la "démission" d'Ursula von der Leyen.

"Si les Italiens décident d'élire Giorgia Meloni, Ursula von der Leyen devra respecter ce vote sans menace", a déclaré samedi 24 septembre sur franceinfo Julien Odoul, député Rassemblement national de l'Yonne, membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Education. En Italie, la candidate d'extrême droite Giorgia Meloni est bien partie pour remporter les élections législatives qui se tiendront ce dimanche. 

Quand Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, "menace les Italiens en fonction du vote de demain en disant que si c'est le parti de madame Meloni qui gagne, elle a des outils de pression, comme cela a été le cas pour la Pologne et la Hongrie, ça c'est une ingérence étrangère qui n'est pas dénoncée par la macronie.

"C'est insupportable d'avoir ce genre de pression, de violence, vis-à-vis d'un peuple souverain qui va voter demain."

Julien Odoul, député Rassemblement national de l'Yonne

à franceinfo

Le leader de la Ligue, Matteo Salvini, a demandé "des excuses ou la démission" d'Ursula von der Leyen. "Il a bien raison, madame von der Leyen n'est élue par aucun peuple, elle n'a aucune légitimité démocratique. Donc elle devrait respecter le vote du peuple souverain. Si les Italiens décident d'élire Giorgia Meloni, elle devra respecter ce vote sans menace", a insisté Julien Odoul.

Une percée des "patriotes" en Europe 

Le député du Rassemblement national de l'Yonne "salue la percée des patriotes en Italie et espère que ce vent de liberté va permettre de faire reculer les orientations funestes de l'Union européenne qui impose aux peuples des politiques délirantes." Cette percée de l'extrême droite est due aux "peuples" qui "se réveillent". "Ils veulent beaucoup plus de nations, beaucoup moins d'immigration et reprendre le contrôle sur leur destin. On l'a vu en Suède avec un résultat assez extraordinaire d'une coalition patriote, on le verra je l'espère demain soir en Italie", ajoute-t-il.

Mi-septembre, pour la première fois un bloc réunissant la droite et l'extrême droite a remporté les élections législatives en Suède, chassant du pouvoir la gauche aux commandes depuis huit ans.

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