Discours d'Emmanuel Macron au Parlement européen : "Tout cela sonnait creux" et était "déconnecté", dénonce Valérie Pécresse

"Sur le fond, il n'y avait rien", critique la candidate de la droite à la présidentielle.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.

"Tout cela sonnait creux" et était "déconnecté de la réalité de l'Europe", commente jeudi 20 janvier sur France Inter Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains à la présidentielle de 2022, au lendemain du discours de son rival Emmanuel Macron au Parlement européen pour la présidence français de l'Union européenne.

>> Valérie Pécresse était l’invitée des "matins présidentiels" de franceinfo le 10 janvier 2022.

"Le discours d'Emmanuel Macron partait sur des lignes fausses. Son objectif est d'opposer les progressistes et les populistes pour faire monter les populistes. C'était très intéressant parce que ça montre qu'en réalité le discours d'Emmanuel Macron est déconnecté de la réalité de l'Europe qui est aujourd'hui dirigée par la droite républicaine", assène-t-elle.

"Je crois que le discours d'Emmanuel Macron a déçu beaucoup d'Européens parce qu'ils ont eu le sentiment d'un détournement de la présidence français de l'Union au profit d'une campagne présidentielle."

Valérie Pécresse, candidate Les Républicains à la présidentielle

à France Inter

La candidate LR estime qu'Emmanuel Macron a déclamé "des pétitions de principes avec des grands mots et des concepts qu'on a entendus déjà dix fois", qu'il n'était "pas à la hauteur des enjeux" et qu'il est spécialiste des "déclarations tonitruantes qui crispent, qui divisent et qui font que ça bloque les avancées d'une défense européenne".

"Sur le fond, il n'y avait rien, par exemple sur la taxe carbone qui va être une micro-taxe carbone – on nous avait annoncé une taxe carbone de 15 milliards, elle sera d'un milliard, cite valérie Pécresse. Il n'y avait rien sur la politique énergétique de l'Union européenne à un moment où on sait très bien, tous, que cette question énergétique est cruciale à la fois en termes écologiques, en termes de souveraineté européenne et en termes de pouvoir d'achat. Il n'y avait rien non plus sur comment on va reprendre le contrôle des frontières qui est un enjeu majeur, celui du pacte migratoire européen", conclut-t-elle.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Union européenne

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.