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Un dirigeant de la Banque d'Italie a estimé mardi que la croissance économique pourrait être inférieure à 1%

"Les ajustements budgétaires qui s'imposent pour éviter une situation encore plus grave vont inévitablement avoir des effets limitatifs sur l'économie", a déclaré Ignazio Visco, directeur général adjoint de la banque centrale, lors d'une audition face au Sénat.Selon cet expert, les indicateurs économiques mondiaux sont en berne.
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Les députés espagnols ont entamé mardi l'examen d'une réforme constitutionnelle intégrant la fameuse "règle d'or". (AFP - Olivier Morin)

"Les ajustements budgétaires qui s'imposent pour éviter une situation encore plus grave vont inévitablement avoir des effets limitatifs sur l'économie", a déclaré Ignazio Visco, directeur général adjoint de la banque centrale, lors d'une audition face au Sénat.

Selon cet expert, les indicateurs économiques mondiaux sont en berne.

"L'économie mondiale donne de plus en plus de signes de faiblesse, et la croissance de la zone euro au deuxième semestre ne devrait pas atteindre la moitié de celle du premier, a également ajouté M. Visco.

"Pour toutes ces raisons, dans un environnement qui reste extrêmement incertain, la croissance du produit intérieur brut pourrait être inférieure à un point de pourcentage pour l'année en cours, et encore plus faible en 2012", a-t-il dit. "Cela aura inévitablement un effet sur les comptes publics, rendra l'équilibrage du budget plus difficile et ralentira l'allègement du fardeau de la dette."

Sous réserve que les mesures d'austérité soient appliquées, la banque d'Italie prévoit un déficit budgétaire de 3,8% du PIB en 2011, puis de 1,3% en 2012, et un excédent de 0,2% en 2013.

Dans les mêmes conditions, le ratio de la dette face au PIB devrait atteindre 119,9% en 2011, puis 117,8% en 2012, 113,6% en 2013 et 108,8% en 2014.

Tension sur les obligations

Le Trésor italien a vendu mardi pour 7,74 milliards d'euros d'obligations souveraines mais n'a attiré qu'une demande relativement faible malgré le soutien de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui aiguise les inquiétudes des investisseurs.

Cette adjudication, qui avait valeur de test, ne devrait pas rassurer les investisseurs sur la capacité de Rome à se financer sur le marché sans le soutien de l'institution de Francfort, alors que le Trésor italien doit encore émettre quelque 90 milliards d'euros de dette cette année. "Le soutien de la BCE a clairement été crucial. Sans l'intervention de la BCE il y a quelques jours, les rendements ne seraient pas à ce niveau autour de 5%, ils pourraient facilement être supérieurs d'un point de pourcentage", estime Michael Leister, de WestLB.

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