Berlusconi va verser 3 millions d'euros par mois à son ex-femme

Le Code civil italien prévoit le maintien d'un niveau de vie après le divorce analogue à celui de la période de vie commune.

Veronica Lario et Silvio Berlusconi, alors président du Conseil italien, à Rome (Italie), le 4 juin 2004.
Veronica Lario et Silvio Berlusconi, alors président du Conseil italien, à Rome (Italie), le 4 juin 2004. (VINCENZO PINTO / AFP)

Trois millions d'euros mensuels de pension alimentaire. C'est ce que touchera Veronica Lario, l'ex-épouse de Silvio Berlusconi, selon un jugement rendu par le tribunal de Milan, en Italie, et relayé vendredi 28 décembre par les médias italiens.

Ce jugement, obtenu trois ans après leur séparation, met fin à une guerre judiciaire tumultueuse entre les deux anciens époux. Veronica Lario, 56 ans, avait demandé la séparation en mai 2009, expliquant à l'époque dans une lettre aux journaux "ne pas pouvoir rester avec un homme qui fréquente des mineures". Une allusion à la participation de l'ex-chef du gouvernement italien à l'anniversaire d'une Napolitaine de 18 ans, Noemi Letizia.  Depuis, il a été poursuivi pour abus de pouvoir et relations sexuelles avec une prostituée mineure dans le cadre du "Rubygate", une affaire de mœurs dont le verdict pourrait être rendu avant les législatives de la fin février.

Cette pension énorme – Veronica Lario touchera 100 000 euros par jour, soit 36 millions par an – correspond aux critères définis par l'article 156 du Code civil italien, qui prévoit le maintien d'un niveau de vie analogue à celui de la période de vie commune. Elle n'a en revanche pas obtenu, comme elle le souhaitait initialement, l'usufruit de la villa de Macherio (120 000 m², 78 millions d'euros) dans le nord de l'Italie, à laquelle elle est particulièrement attachée car elle y a vécu 20 ans avec ses trois enfants. Les deux ex-époux se sont engagés à renoncer à demander que la "séparation (soit prononcée) aux torts" de l'autre conjoint pour "comportement conscient et volontaire contraire aux devoirs conjugaux", comme par exemple la "violation du devoir de fidélité conjugale".