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Silvio Berlusconi est de nouveau convoqué mardi devant la justice dans le cadre de l'affaire Ruby

Le chef du gouvernement italien, affaibli par une lundi, doit répondre de prostitution de mineure et abus de pouvoir.Il est accusé d'avoir payé à une dizaine de reprises les prestations sexuelles de Karima Al Mahroug, alias Ruby, en 2010, alors qu'elle était mineure. Il risque trois ans de prison.
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Karima El Mahroug, alias Ruby, au centre d'un scandale sexuel au sommet de l'Etat italien (janvier 2011) (AFP / Giuseppe Cacace)

Le chef du gouvernement italien, affaibli par une lundi, doit répondre de prostitution de mineure et abus de pouvoir.

Il est accusé d'avoir payé à une dizaine de reprises les prestations sexuelles de Karima Al Mahroug, alias Ruby, en 2010, alors qu'elle était mineure. Il risque trois ans de prison.

Silvio Berlusconi et Ruby nient avoir eu des rapports sexuels.

Selon le parquet de Milan, le magnat milliardaire des télévisions, âgé de 74 ans, a dépensé des centaines de milliers d'euros pour organiser des banquets qui se terminaient en parties fines "bunga bunga" ponctuées de lap-dance et strip-teases, avec au moins une trentaine de jeunes filles dont Ruby. Celles-ci étaient grassement récompensées, selon l'accusation et un bon nombre étaient logées dans une banlieue chic de Milan.

Le président du conseil est également poursuivi pour avoir fait pression sur la police milanaise afin qu'elle libère Ruby, arrêtée pour vol. Il encourt pour ce délit une peine de douze ans de prison. Il a affirmé être intervenu pour éviter un incident diplomatique, croyant que la jeune marocaine était la nièce de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak.

A l'audience de mardi, la défense de Silvio Berlusconi a prévu de mettre en cause la compétence du tribunal de Milan. La compétence territoriale d'abord: les parties fines auxquelles aurait participé Ruby sont supposées avoir eu lieu dans la villa du "Cavaliere" à Arcore, dans la banlieue de Milan, et non à Milan même. Compétence "fonctionnelle" ensuite, pour l'abus de pouvoir: Silvio Berlusconi aurait agi en sa qualité de chef de gouvernement et devrait donc être jugé par un tribunal spécial. La constitution de ce "tribunal des ministres" doit être autorisée par le parlement.

Il a fait savoir qu'il ne se rendrait pas au tribunal et a convoqué un conseil des ministres dans la matinée, ainsi qu'une réunion de la présidence de son parti, le PDL, au lendemain de municipales où il a perdu la ville de Milan.

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