Royal Baby : pourquoi sa vie ne va pas vous faire envie

Une existence "normale" semble un doux rêve pour l'enfant de Kate et William. Voici un échantillon de ce qui l'attend.

La foule devant le chevalet de faire-part de naissance du Royal Baby à Buckingham palace à Londres, le 22 juillet 2013.
La foule devant le chevalet de faire-part de naissance du Royal Baby à Buckingham palace à Londres, le 22 juillet 2013. (JOHN STILLWELL / POOL)

Chaque gazouillis du prince George reste scruté par des meutes de journalistes et par des futurs sujets au bord de l'hystérie. Pour son baptême, trois mois après sa naissance, le mercredi 23 octobre, ses parents ont souhaité une cérémonie intime, en rupture avec le faste royal habituel. Kate et William savent bien que le "Royal Baby" n'est pas près de souffler. D'obligations en traquenards, son parcours est tout tracé. Voici pourquoi vous allez préférer votre vie à la sienne. 

Une existence sous les flashs des photographes 

"Cet enfant mènera l’existence la plus normale possible, explique Stéphane Bern à francetv info. Il n'aura pas de gouvernante, même s’il aura probablement une nurse, et il ira à l’école publique." Parce que ce sera d'abord à son grand-père Charles de régner, ses deux parents pourront se consacrer entièrement, ou presque, à sa petite personne. Il n'aura d'ailleurs pas que papa et maman sur le dos. Couvé chez les parents de Kate à Bucklebury, il sera ensuite chouchouté dans l’appartement 1 A, de Kensington Palace. Ce cinq-pièces, en train d’être rénové et désamianté, était celui de la princesse Margareth, la sœur de son arrière-grand-mère Elizabeth.

Concernant sa présence médiatique, "Kate et William tenteront peut-être d’adopter la technique d'autres monarchies européennes, comme la Norvège ou la Belgique", avance Estelle Bouthillier, spécialiste de la monarchie à la Concordia University du Canada, contactée par francetv info. Ces dernières font venir les photographes à intervalles réguliers pour quelques clichés contrôlés, s’assurant ainsi un peu plus de sérénité. "Mais la monarchie britannique est un peu différente et bien plus traquée par les paparazzis", nuance-t-elle immédiatement. Pour Stéphane Bern, c'est sûr, "il suscitera le même intérêt que William quand il est né... et c’était horrible !" 

"Plus les années vont passer, plus la famille royale, toujours placée sous les projecteurs, va se confondre avec lui, puisqu'il est l'héritier", prédit de son côté la chercheuse canadienne. Cheeeeeese. 

Sa tête sur un mug (entre autres)

Les Britanniques aiment autant les babioles que leur famille royale. Mugs, sets de table, bavoirs, préservatifs ou encore sacs à vomi (si, si), les produits dérivés estampillés "Royal Baby" se vendaient avant même qu'on sache quoi que ce soit de l'enfant. Selon Le Figaro, la première entreprise à dégainer n'a mis que trois jours après l'annonce de la grossesse de Kate pour inonder les boutiques. 

Et le quotidien de citer quelques chiffres : 630 millions d'euros engrangés grâce au jubilé de diamant de la reine, dont 295 millions rien que pour la vente de souvenirs. Quant au "mariage du siècle", en avril 2011, il a permis d'écouler 246 millions d'euros de bibelots de plus ou moins bon goût, dont les indispensables faux ongles à l'effigie du couple. Estelle Bouthillier estime que près de 405 millions d'euros seront dépensés autour du bébé royal par les groupies de la couronne. L'héritier n'a pas fini de prendre le thé dans un service affichant ses premières dents. 

 Un agenda de futur roi 

Pas encore né, son agenda était déjà chargé : deux jours après sa naissance, présentation officielle au peuple britannique et quelques semaines plus tard, le 23 octobre, baptême. "Il a traditionnellement lieu dans le salon de musique de Buckingham", pointe Stéphane Bern, mais cette fois "le protocole va être bousculé" ajoute le chroniqueur sur RTL, puisque le baptême se déroule dans la chapelle royale du palais Saint-James. Stéphane Bern précise qu'on connaîtra alors le nom des parrains et marraines de l’enfant. Pippa Middleton, la sœur de Kate, et Harry, le frère de William, en seront certainement. 

C'est vers 6 ou 7 ans que les choses vont devenir sérieuses. "Il participera à tous les évènements de la famille", affirme Estelle Bouthillier, qui liste : "Trooping the colours [2e samedi de juin, au cours duquel est célébré l’anniversaire de la reine], jubilé..." Objectif : que le futur souverain d'Angleterre puisse prendre conscience de son statut. "L’agenda est pesant, souligne-t-elle, avec des centaines et des centaines d’invitations par an, traitées par une équipe dédiée qui fait des choix. Cela vous empêche de faire ce que vous voulez." A moins d'aimer défrayer la chronique avec une paire de fesses (lien en anglais).

"Le côté glamour, les belles robes, les palais, ça donne l’impression que les membres des familles royales ne travaillent pas mais en fait, ils travaillent tout le temps", insiste-t-elle. Et de préciser : "Chaque fois qu’ils sortent de chez eux, ils sont en représentation, il leur faut, au moins, sortir le plus beau sourire." Et d'asséner : "C 'est comme être un poisson rouge dans un bocal."